Différends frontaliers : Les présidents guinéen, libérien et sierra-léonais se concertent
Ouagadougou, Burkina Faso (PANA) - Les présidents de la Guinée, Mamadi Doumbouya, du Liberia Joseph Boakai, et de la Sierra-Léone, Julius Maada Bio, se sont rencontrés lundi, pour discuter des différends frontaliers à leurs frontières.
C’est le président guinéen, Mamadi Doumbouya, qui a dirigé ce Sommet tripartite consacré au différend frontalier entre la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia, en présence de la Côte d’Ivoire en qualité de pays témoin, indique un communiqué de la présidence de Guinée.
"À l’issue des échanges, les chefs d’État ont examiné les points de friction enregistrés dans certaines zones frontalières, ainsi que les préoccupations des populations vivant dans ces espaces partagés. Ils ont souligné la nécessité d’une approche pacifique et concertée, fondée sur le dialogue, le droit international et les mécanismes de résolution régionaux existants", lit-on dans le communiqué.
La même source précise que les trois chefs d’État ont réaffirmé leur attachement aux principes de souveraineté, d’inviolabilité des frontières, d’intégrité territoriale, de bon voisinage et de coexistence pacifique entre les communautés frontalières.
"Ils ont également réitéré leur engagement à résoudre les différends frontaliers par des moyens diplomatiques, conformément à l’article 33 de la Charte des Nations Unies, privilégiant le dialogue, la négociation et la médiation", a-t-on noté.
Ils ont par ailleurs décidé de renforcer la coopération sécuritaire afin de prévenir les incidents le long des frontières communes, notamment à travers l’intensification des patrouilles conjointes, l’échange de renseignements et la mise en place de mécanismes de communication rapide entre les autorités locales et les forces de défense et de sécurité.
Enfin, les services techniques chargés des questions frontalières ont été instruits de se réunir rapidement pour prévenir les tensions, faciliter le dialogue et poursuivre les travaux de clarification et de démarcation des frontières terrestres et maritimes.
Les chefs d’État ont aussi convenu de convoquer, dans un délai d’un mois, un sommet de l’Union du Fleuve Mano afin de revitaliser ses institutions et de renforcer la coopération régionale en matière de paix, de sécurité et de développement.
"Ce sommet, initié par le présidënt guinéen s’inscrit dans la volonté de privilégier la diplomatie afin de préserver la stabilité régionale, de renforcer la coopération transfrontalière et de trouver des solutions concertées aux questions liées à la délimitation et à la gestion des frontières", a conclu le communiqué.
-0- PANA TNDD/JSG 17mars2026




