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Arrivée d'une délégation de haut niveau au Darfour pour mettre un terme aux affrontements communautaires

Khartoum, Soudan (PANA) - Une délégation de haut niveau du gouvernement central est arrivée à Génina, près de la frontière avec le Tchad, mercredi, pour contribuer au rétablissement de la stabilité et obtenir des informations de première main sur la violence communautaire qui a fait au moins huit morts, a indiqué une source officielle.

 

La délégation politique, exécutive et de sécurité était conduite par le premier Vice-président du conseil souverain, le général de corps d'armée, Mohamed Hamdan Daglo.

 

On pourrait également citer Hassan Sheikh Idris, membre du Conseil souverain, le Premier ministre, Dr Abdalla Hamdouk, le ministre de la Justice, Dr Nasr-Eddin Abdul-Bari, et le procureur général Tajal-Sir Al-Hibir.

 

Les autres membres de la délégation sont le chef de cabinet, le général Mohamed Osman Al-Hussein, le directeur général des forces de police, le général Adel Bashir, et le directeur général du service général de renseignement, le général Babiker Dambalab.

 

La délégation a tenu des réunions d'urgence avec de hauts responsables du Darfour-Ouest et d'autres villes de la région et a donné un certain nombre d'instructions rapides qui ont permis d'arrêter la détérioration de la situation dans une région par ailleurs fragile.

 

Selon les médias officiels, une commission d'enquête a ouvert des investigations et une sécurité renforcée a été déployée dans la ville et les camps de personnes déplacées adjacents.

 

"Il est tout simplement regrettable que les personnes déplacées perdent leurs maisons au cours des deux derniers jours à la suite des affrontements qui ont eu lieu dans cette région, dans une situation humanitaire très tragique. Il y a un besoin d'aide soudanaise et internationale", a tweeté Mini Arko Minawi, chef du Mouvement de l'Armée de libération du Soudan (SLA).

 

Les images de la télévision et des médias sociaux ont montré des centaines de civils quittant la ville de Genaina à la hâte, portant des ballots de vêtements et d'autres biens, en train de dire à un caméraman que des dizaines de personnes avaient été tuées.

 

Un bilan officiel des morts ou de blessés n’est pas encore disponible et on ne connait pas encore la véritable cause des affrontements à un moment où les délégations de la région et de Khartoum menaient des pourparlers intensifs pour parvenir à la paix dans cette région agitée.

 

Les troubles au Darfour ont commencé en 2003, deux ans avant la sécession du sud, mais la situation a atteint une accalmie près de deux ans avant qu'un soulèvement populaire ne mette fin en 2019 au règne du président Béchir, qui était accusé d'être à l'origine du lourd bilan des pertes en vies humaines et des déplacements de millions de personnes dans la région.

 -0- PANA MO/RA/ASA/IS 01janv2020