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Les aspirants au métier d’enseignant exigent d’être reversés en contractuels de droit public

Cotonou, Bénin (PANA) - Les Aspirants au métier d’enseignants (AME) exigent d’être reversés en agents contractuels de droit public de l’Etat, à travers une lettre ouverte au candidat de la mouvance présidentielle pour le compte de la consultation électorale du 12 avril prochain.

 

« …Nous vous demandons instamment de prendre l'engagement solennel de procéder au reversement immédiat des Aspirants au métier d'enseignants (AME) en agents contractuels de droit public de l'Etat. C'est une question de justice, d'équité et de reconnaissance de notre travail acharné», indique cette lettre au candidat de la mouvance présidentielle, et actuel ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni.

 

« Monsieur le Candidat, nous vous appelons à agir pour notre avenir et pour l'avenir de l'éducation au Bénin. Nous sommes prêts à continuer à servir notre pays avec passion et dévouement, mais nous avons besoin de votre soutien et de votre engagement », poursuit la lettre dont la PANA a obtenu copie.

 

Depuis des années, rappellent-ils, « nous servons avec dévouement et compétence le système éducatif béninois, malgré les conditions précaires et l'incertitude qui pèsent sur notre avenir professionnel. Nous avons été recrutés pour combler les besoins criants de l'éducation dans notre pays, et nous avons répondu présent, souvent dans des conditions difficiles ». 

 

Aujourd'hui, martèlent-ils, « nous sommes à un tournant crucial de notre histoire. Vous, Monsieur le Candidat, avez la possibilité de faire une différence significative dans la vie de milliers d'enseignants et, par ricochet, dans l'avenir de notre système éducatif ».

 

Ils attirent également l’attention du président sortant, Patrice Talon, sur cette question cruciale et lui demandent de prendre les mesures nécessaires pour que ce reversement soit effectif avant la tenue de la présidentielle  du 12 avril.

 

Entre autres arguments de cette exigence, ils déclarent avoir été recrutés pour répondre à un besoin urgent de l'Etat, avoir rempli leur mission avec succès.

 

Ils affirment avoir contribué à améliorer l'accès à l'éducation pour les enfants béninois, souvent dans des zones reculées et difficiles et avoir accepté des conditions de travail précaires, sans sécurité d'emploi ni avantages sociaux, dans l'espoir d'une reconnaissance future.

 

 Au Bénin, rappelle-t-on, la campagne pour la présidentielle du 12 avril devant permettre de désigner le successeur de Patrice Talon au pouvoir depuis le 6 avril 2016, a démarré vendredi. 

 

Deux duos de candidats y prennent part, celui de la mouvance présidentielle représenté par le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, et de la vice-présidente, Mariama Chabi Talata, et celui de l’opposition modérée représenté par Paul Hounkpè et Judicael Hounwanou.

-0- PANA IT/IS 29mars2026