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Mauritanie: Le mouton trop cher à Nouakchott en cette veille de Tabaski

Nouakchott, Mauritanie (PANA) - Le prix du mouton est cher ce jeudi, veille de la célébration de la grande fête musulmane de l’Eid « Al Adha » communément appelée « Tabaski » en Afrique de l’Ouest, prévue en Mauritanie le vendredi 31 juillet 2020, a constaté la PANA au foirail d’El Mina (une commune de la banlieue sud de Nouakchott).

La Tabaski 2020 coïncide avec la pandémie mondiale du coronavirus (COVID-19), dont l’un des dégâts collatéraux se traduit par une absence de pâturages pendant une longue période de soudure et l’impossibilité de la transhumance traditionnelle du bétail mauritanien vers le Mali et le Sénégal, du fait de la fermeture des frontières.

 Ce contexte est à l’origine d’une piètre qualité d’un bétail mal nourri, et donc des moutons de sacrifice très maigres, dont le prix minimal fixé à 4400 MRU, soit un peu plus de 118 dollars, est pourtant hors de portée de la moyenne des bourses.

Les autres bêtes se négocient à 270 dollars (10.000 MRU), 216 dollars…

 Rencontré sur place, Amadou Gueye, vendeur, reconnaît « que le mouton de sacrifice pour la Tabaski cette année est effectivement trop cher et dépasse largement la moyenne des bourses.

« Cela, dans un contexte de rareté de l’argent, qui était une réalité bien avant le déclenchement de la pandémie du coronavirus (COVID-19), laquelle est venue enfoncer les portes déjà ouvertes des difficultés que rencontrent les populations ».

Il en profite pour interpeller les autorités gouvernementales sur la répartition du fonds destiné à soutenir les activités économiques et sociales impactées par la pandémie du coronavirus (COVID-19), qui n’aurait pas profité aux éleveurs.

Quant à Mohamed Eyoub, client, il n’a que ces quelques mots à la bouche « le prix du mouton est trop élevé pour cette fête de Tabaski. Il était plus abordable l’année passée ».

 -0-PANA SAS/BEH 30juil2020