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Le Congrès américain adopte une loi pour soutenir la stabilité en Libye

Tripoli, Libye (PANA) - Le Congrès américain a adopté, mercredi, une loi "pour soutenir la stabilité en Libye", ont rapporté des médias locaux libyens.

 

Le journal libyen "Libya Observer" paru ce jeudi, a indiqué que cette loi devrait déterminer la politique étrangère des Etats-Unis à l'égard de la Libye, tout en soutenant la solution diplomatique du conflit qui prévaut dans le pays.

 

La loi demande à la Maison blanche de mettre en place une stratégie avec un calendrier précis pour traiter le dossier libyen, a ajouté le journal.

 

La loi adoptée par le Congrès américain "pour soutenir la stabilité en Libye" aborde plusieurs questions dont celles relatives aux ingérences étrangères, au blocus des armes, aux droits de l'homme, aux institutions financières, à la migration, au trafic du pétrole et aux groupes terroristes étrangers.

 

Le projet a réservé une partie importante à ce qu'elle appelle "le règlement des interventions étrangères et les dépassements étrangers en Libye dans leurs aspects militaire et économique".

 

Le texte aborde également le dossier relatif à la violation du blocus sur les armes et les résolutions des Nations Unies, en particulier, et insiste sur la nécessité de mettre fin aux interventions régionales en Libye et de sanctionner tous ceux qui mènent, aident ou font la promotion de ces interventions.

 

Le projet de loi pose aussi le plan destiné à apporter des aides humanitaires aux victimes et évoque la reconstruction des institutions financières libyennes et toutes les institutions étatiques.

 

Elle demande au département du Trésor américain la mise en place d'une stratégie de soutien technique nécessaire au peuple libyen et ce, au plus tard dans 90 jours à partir de la date de la promulgation de la loi.

 

La loi a insisté sur la nécessité de soutenir la Mission des Nations Unies d'appui en Libye et de sévèrement sanctionner les parties internationales et locales, ainsi que les individus de nationalité libyenne ou étrangère impliqués dans des actes visant à déstabiliser et à bloquer les efforts de la médiation internationale ou à violer les droits de l'homme ou ceux qui sont impliqués dans la commission des crimes de guerre y compris les attaques contre les structures civiles et les équipes médicales.

 

Le texte énumère une série de sanctions à l'égard des auteurs de crimes de guerre ou crimes financiers ou encore ceux qui ont contribué à faciliter les interventions étrangères ou dans le blanchiment des capitaux et dans le trafic ou la vente du pétrole en dehors des installations légales.

 

Elle appelle à être ferme avec les auteurs de crimes humains contre les migrants et les personnes retenues par la force. La Commission des affaires étrangères de la Chambre américaine des Représentants avait introduit, en juin dernier, des modifications sur le projet de loi avant de le soumettre au Congrès pour examen, rappelle-t-on.

-0- PANA AD/IN/IS 19nov2020