Agence Panafricaine d'information

La Côte d'Ivoire commence la vaccination contre Ebola

Abidjan, Côte d'Ivoire (PANA) - La vaccination contre Ebola des populations à haut risque a commencé en Côte d'Ivoire, lundi, suite à la découverte d'une épidémie de la maladie dans le pays.

 

Cette réponse rapide est intervenue après que des vaccins fabriqués par Merck, que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a contribué à sécuriser pour lutter contre une épidémie de quatre mois en Guinée voisine, ont été rapidement envoyés dans le pays, selon un communiqué de l'ONU. 

 

Le déploiement de la Guinée comprenait 2 000 doses utilisées dans le cadre de la "stratégie de l'anneau", qui consiste à administrer le vaccin aux personnes ayant été en contact avec un malade d'Ebola confirmé, ainsi qu'aux premiers intervenants et aux agents de santé.  

 

La Guinée a également envoyé environ 3 000 doses de vaccin fabriquées par Johnson & Johnson. Celles-ci sont utilisées comme vaccins de rappel dans les zones qui ne connaissent pas de transmission active. 

 

"Le vaccin contre Ebola est un outil essentiel dans la lutte contre le virus. Il est donc prioritaire d'agir rapidement et de commencer à protéger les personnes exposées à un risque élevé de la maladie", a déclaré le directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, le Dr Matshidiso Moeti, qui a qualifié la réponse rapide de "remarquable et montre qu'avec une solidarité sous-régionale efficace, nous pouvons prendre rapidement des mesures pour éteindre des infections mortelles qui peuvent potentiellement se transformer en grandes flambées". 

 

L'épidémie a été déclarée en Côte d'Ivoire après la confirmation de la présence du virus Ebola chez un patient qui s'est rendu à Abidjan par la route depuis la Guinée.

 

Le communiqué précise qu'un cas suspect et neuf contacts ont également été identifiés et font l'objet d'un suivi, bien qu'aucun décès n'ait été signalé.

 

Rien n'indique pour l'instant que l'épidémie actuelle en Côte d'Ivoire soit liée à celle qui sévissait en Guinée. Des analyses complémentaires et un séquençage génomique sont en cours afin de déterminer tout lien éventuel, précise le communiqué. 

 

La flambée est la première en Côte d'Ivoire depuis 1994 et pour soutenir les efforts du pays afin de contrôler sa propagation, l'OMS déploie des experts qui rejoignent leurs homologues basés dans le pays pour aider à renforcer la prévention et le contrôle de l'infection, le diagnostic, la recherche des contacts, le traitement, la mobilisation des communautés et la surveillance transfrontalière. L'agence des Nations Unies évalue également si des vaccins supplémentaires seront nécessaires pour endiguer la maladie. 

 

En Guinée, les autorités sanitaires renforcent la surveillance, mènent des enquêtes supplémentaires, identifient les contacts en vue de la vaccination et préparent un centre de traitement du virus Ebola. 

 

Depuis que la flambée d'Ebola a été déclarée en Guinée au début de l'année, l'OMS a aidé six pays, dont la Côte d'Ivoire, à se préparer à une éventuelle flambée.  

 

Elle a notamment apporté son soutien à la surveillance de la maladie, aux dépistages aux points de passage des frontières et dans les communautés à haut risque, ainsi qu'à la mise en place d'équipes d'intervention rapide, à l'amélioration des capacités de dépistage et de traitement et au renforcement de la sensibilisation et de la collaboration avec les communautés.  

 

L'épidémie en Côte d'Ivoire est la troisième cette année en Afrique après la République démocratique du Congo et la Guinée. 

-0- PANA MA/BAI/IS 18août2021