Agence Panafricaine d'information

L'ancien président guinéen, Alpha Condé, pourrait rejoindre la Turquie

Conakry, Guinée (PANA) - L'ancien président guinéen, Alpha Condé, (83 ans), évincé par une junte militaire le 05 septembre, pourrait être libéré prochainement pour rallier la Turquie à la demande de son ami Recep Tayyip Erdogan qui ne cesse de plaider pour sa libération immédiate, a confié mercredi à la PANA, une source bien informée.

«La première destination du président déchu reste la Turquie pour des examens médicaux» a dit cette source.

Renversé par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, (41 ans), chef du Groupement des forces spéciales (GFS), créé en 2015, l’ancien président, qui « préfère mourir que de signer une lettre de démission », est réclamé par Erdogan à qui il avait rendu visite récemment et qui a beaucoup investi en Guinée, notamment au port de Conakry, ainsi que dans les transports publics.

La libération de l’ancien président de la Fédération des étudiants d’Afrique noire de France (FEANF) des années 1960, poursuit la même source, est réclamé par plusieurs pays du Nord, notamment les Etats-Unis, la France, la Russie, la Chine.

Les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis mercredi dernier par visioconférence, qui avaient dépêché vendredi dernier une forte délégation ministérielle qui avait rencontré la junte et le président déchu, devraient plancher jeudi à Accra, au Ghana, au cours d’un sommet extraordinaire sur la libération du président déchu.

Plus d’une dizaine de pays sont prêts à accueillir Alpha Condé qui serait « fatigué » actuellement.

Des cadres de son parti, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), qui ont participé mardi aux concertations nationales convoquées par le Comité national pour le  rassemblement et le développement (CNRD), ont plaidé pour le respect de son intégrité et de sa libération immédiate.

Les anciens Premiers ministres, et leaders de partis politiques, Mamadou Cellou Dalein Diallo, battu trois fois par l’ancien président, Lansana Kouyaté et plusieurs acteurs de la société civile demandent à la junte de le faire juger pour « crimes » contre des Guinéens qui ont manifesté pacifiquement contre le changement de la Constitution.

Des leaders de partis politiques de l’ex-mouvance présidentielle ont profité de l’ouverture des concertations nationales pour faire allégeance à la junte qui a promis l’inclusivité, la transparence et la fin du culte de la personnalité.

-0- PANA AC/JSG/SOC 15sept2021