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Début des travaux du 57ème Sommet ordinaire de la CEDEAO ce lundi à Niamey

Niamey, Niger (PANA) -  La 57éme session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est ouverte ce lundi à Niamey, sous la présidence du Nigérien, Mahamadou Issoufou, président en exercice de cette institution sous-régionale.

Dans un discours d’ouverture devant ses pairs ouest-africains, le Président Issoufou a indiqué qu’au cours de son mandat à la tête de la CEDEAO, il a mis l’accent "sur les grandes priorités du moment, la sécurité régionale, la consolidation des institutions démocratiques et l’intégration économique".

Selon lui, sur le plan de l’intégration économique, les différents programmes ont souffert des effets de la pandémie de COVID-19.

"L’agenda de notre programme de monnaie unique a été modifié", a-t-il souligné, précisant que le présent sommet doit prendre en considération cette situation et élaborer une nouvelle feuille de route.

"L’occasion sera mise à profit pour clarifier la controverse née de l’annonce du lancement de l’ECO par les pays membres de l’UEMOA", a-t-il ajouté.

"De manière plus générale, notre sommet doit définir les orientations nécessaires pour l’élaboration d’un plan régional de relance économique post-COVID-19, car tous les programmes ont été impactés négativement par la pandémie", a-t-il dit.

Le président en exercice de la CEDEAO a également noté que "la crise sanitaire est venue s’ajouter, dans notre région, à une autre crise : la crise sécuritaire liée aux menaces des organisations terroristes et criminelles".

En ce qui concerne la situation politique et sécuritaire au Mali, le Président Issoufou a rappelé les décisions prises par la CEDEAO lors des trois sommets virtuels sur ce pays.

"Le Mali a plus que jamais besoin de stabilité pour que les aspirations fortes du peuple malien à la sécurité et au développement soient pleinement satisfaites. Il est du devoir de notre communauté d’assister les Maliens en vue d’un rétablissement rapide de toutes les institutions démocratiques. La junte militaire doit nous aider à aider la Mali. Nous fondons l’espoir qu’elle répondra favorablement aux mesures prises par notre communauté. D’autres partenaires stratégiques du peuple malien fondent le même espoir. Ne les décevons pas ! ", a-t-il plaidé.

-0- PANA SA/JSG/SOC 07sept2020