| Le vaccin contre le paludisme peut sauver des millions de vie RIXENSART, Belgique, April 25/PRNewswire/ --
- Déclaration de l'inventeur du premier vaccin efficace contre le
paludisme pour la journée de lutte contre le paludisme en Afrique
Ce texte est une déclaration de Joe Cohen, inventeur du vaccin RTS,S
contre le paludisme et Vice-président de R&D des vaccins pour les maladies
émergentes et le VIH chez GlaxoSmithKline Biologicals.
Peu de chercheurs ont la chance de voir leur travail quotidien converti
en médicaments ou en vaccins ayant le potentiel de sauver des millions de
vie. Je suis abasourdi à l'idée de faire peut-être partie de cercle réduit.
En début d'année, nous avons visité, avec un groupe de scientifiques de
GlaxoSmithKline Biologicals, le site de construction de l'usine qui produira
des millions de doses de vaccins contre le paludisme, le RTS,S. Au cours des
vingt dernières années, j'ai été impliqué dans la mise au point de ce vaccin,
dont je suis l'un des inventeurs.
Ce vaccin est devenu célèbre l'an dernier lorsque le magazine The Lancet
a publié les résultats d'un essai thérapeutique démontrant son efficacité
pendant au moins 18 mois dans la réduction de 35 % du paludisme clinique et
de 49 %, pour le paludisme sévère. Il portait sur 2 000 enfants du
Mozambique. Si tout se passe comme prévu, le vaccin pourrait être disponible
sous licence dès 2011-2012. La nouvelle usine GSK de Belgique devrait
commencer à fournir chaque année des millions de doses destinées à des
enfants de plusieurs pays parmi les plus pauvres d'Afrique.
Alors que le monde célèbre cette semaine la Journée de lutte contre le
paludisme en Afrique, il est nécessaire de comprendre l'avancée que
représente peut-être ce vaccin mais également les défis auxquels nous sommes
toujours confrontés. Le paludisme tue entre un et trois millions de personnes
chaque année, principalement de jeunes enfants africains. Il est l'une des
principales causes de mortalité infantile. Il prive aussi l'Afrique de
ressources essentielles à son développement : près de 12 milliards USD
dépensés chaque année en frais de santé et en productivité perdue, soit
environ l'équivalent de l'aide internationale destinée annuellement à
l'Afrique.
Pendant trop longtemps, le monde a considéré le vaccin contre le
paludisme comme un voeu pieux. Aux vues des percées scientifiques récentes
qui ont débouché sur l'essai réussi du RTS,S, nous devons reconsidérer notre
conception de la faisabilité d'un vaccin contre le paludisme. Le monde doit
désormais penser à combiner l'utilisation du vaccin RTS,S avec d'autres
outils de prévention existants ou à venir, tels que les toiles imprégnées
d'insecticides protégeant les lits, les pesticides d'intérieur et le
Traitement préventif intermittent des enfants en bas âge (IPTi). Les
organisations internationales doivent commencer la préparation de prévisions
de la demande. Les agences nationales doivent effectuer un travail
préliminaire pour que le vaccin soit homologué dès que possible et ajouté aux
politiques nationales d'enrayement de la maladie. Les peuples d'Afrique et du
monde industrialisé doivent créer le soutien politique nécessaire pour
garantir l'existence de ressources, financières et d'infrastructure, en place
afin que ce vaccin parvienne à tout enfant en ayant besoin.
Quelques années seront encore nécessaires avant que les licences du
vaccin contre le paludisme ne soient disponibles mais nous pouvons dès à
présent sauver des vies. De nombreux pays sont déjà en retard concernant la
vaccination des enfants contre des maladies telles que la rougeole, les virus
rota et l'Haemophilus influenzae type b, alors que des vaccins existent déjà.
La vaccination est l'une des interventions de santé publique les plus
économiques de l'histoire. Or, les fonds alloués ne couvrent qu'une partie
des besoins. Un rapport publié récemment par le groupe de recherche
SmartPharma dans le magazine Vaccine conclut que le simple doublement des
fonds dépensés mondialement pour les vaccins permettrait de réduire les décès
évitables grâce au vaccin de moitié en 5 ans. En d'autres termes, des
millions de vies seraient sauvées.
Et cela ne concerne que les vaccins déjà existants. D'importants
obstacles scientifiques doivent être surmontés afin de mettre au point des
vaccins efficaces contre d'autres maladies, telles que le VIH/SIDA et la
tuberculose, qui dévastent les pays en voie de développement. Nous nous
engageons, à travers des partenariats, à affronter à ces défis. Cependant,
des milliards de dollars supplémentaires seront nécessaires pour financer la
mise au point et l'achat de ces vaccins. De nouveaux types de financement à
long terme qui font actuellement les gros titres dans les journaux et sont
parrainés par des gouvernements ouverts au progrès, pourraient avoir un
impact positif sur le financement à court terme et les mécanismes d'aide
classiques. Ces nouvelles institutions sont notamment l'International
Financing Facility for Immunisation, parrainée par le gouvernement
britannique, et le Advance Market Commitment for vaccines, parrainé par le
G8.
Toutefois, le financement de la R&D et des achats ne représente qu'une
partie du problème. L'amélioration des conditions sanitaires dans les pays en
voie de développement est un défi complexe. Dans de nombreux pays, des
investissements d'envergure dans les infrastructures de soins (hôpitaux,
cliniques et réseaux) sont nécessaires non seulement pour la vaccination mais
également pour les soins de santé quotidiens. L'introduction de ces nouveaux
vaccins dans les pays défavorisés et les délais d'homologation par les
autorités administratives sont deux obstacles à vaincre si l'on souhaite les
mettre à disposition des personnes qui en ont le plus besoin dès que
possible. Les médicaments à potentiel de notre société comprennent plus de 20
vaccins en phase de mise au point, notamment des vaccins contre le VIH, la
tuberculose, le cancer de la matrice, la dengue et la méningite. Ces vaccins
et d'autres nouveaux vaccins font renaître l'espoir de millions de familles à
travers le monde.
La mise au point réussie du vaccin RTS,S contre le paludisme démontre
qu'une nouvelle approche s'appuyant sur des partenariats public-privé (PPP) a
été concluante. Les PPP combinent la puissance financière des gouvernements,
des fondations et des ONG avec l'expertise des sociétés pharmaceutiques afin
de produire de nouveaux médicaments et vaccins. Le partenariat de GSK avec
Malaria Vaccine Initiative (MVI) constitue un exemple en la matière. En
collaborant avec MVI, nous avons été en mesure de faire progresser rapidement
nos essais thérapeutiques afin de mettre notre vaccin contre le paludisme sur
le marché aussi vite que possible et d'explorer de nouvelles possibilités
prometteuses pour améliorer l'efficacité du vaccin. Je suis entièrement
convaincu que les PPP sont un mécanisme important dans la mise au point de
nouveaux vaccins pour le monde en voie de développement et j'espère que notre
partenariat inspirera d'autres équipes de chercheurs en vue d'une
collaboration permettant de résoudre d'autres problèmes de santé publique
mondiaux urgents.
Bien que la visite des installations de fabrication du vaccin contre le
paludisme l'année dernière ait été une expérience exaltante, je suis sûr
qu'elle n'est rien à côté du moment où le premier enfant recevra la première
dose du vaccin. Il est encourageant de penser que le principal défi du vaccin
n'est pas scientifique mais logistique. Au cours des années à venir, le monde
doit agir afin que la production du vaccin RTS,S monte en puissance
rapidement et que celui-ci soit disponible pour les 75 millions de bébés nés
annuellement en Afrique. En cette Journée de lutte contre le paludisme en
Afrique, nous pouvons être fiers du chemin parcouru mais devons également
rester humbles et motivés face au travail qui reste à accomplir pour
débarrasser le monde de cette maladie.
À propos de GSK Biologicals
GlaxoSmithKline Biologicals, un des leaders mondiaux de la production de
vaccins, est situé à Rixensart, en Belgique. GSK Biologicals emploie plus de
1100 scientifiques qui se consacrent à la découverte de nouveaux vaccins et à
la mise au point de produits combinés plus économiques et plus pratiques pour
prévenir des infections à l'origine de problèmes médicaux graves dans le
monde. En 2004, GSK Biologicals a distribué plus de 1,5 milliards de doses de
vaccins dans 168 pays, tant dans le monde industrialisé que dans les régions
en développement, ce qui représente une moyenne de 45 doses par seconde.
GlaxoSmithKline, l'un des leaders mondiaux des laboratoires de recherche
pharmaceutique et de soins, a pour mission d'améliorer la qualité de vie de
chacun en lui donnant la possibilité de vivre mieux et plus longtemps. Pour
plus d'informations, veuillez consulter le site http://www.gsk-bio.com.
Site Web : http://www.gsk-bio.com
Source: GlaxoSmithKline Biologicals
Louise Dunn, GSK International Communications, +44-208-047-4785 ; Alice Grasset, GSK Biologicals Communications, +32-475-309-020 ; Médias britanniques : Alice Hunt, +44-020-8047-5502 ; Médias américains : Patricia Seif ou Nancy Pekarek, +1-215-751-7709, toutes chez GlaxoSmithKline Biologicals.
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