Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - Les pays africains devront investir dans la science et la technologie s’ils veulent améliorer le secteur de l’agriculture, selon le "Rapport économique sur l’Afrique 2012", lancé ce lundi à Addis–Abeba.
Selon ce rapport réalisé par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et l’Union africaine (Ua), "des investissements immenses dans les innovations sont requis pour améliorer la production vivrière et accélérer la transformation économique (en raison en partie du solide effet de multiplication de l’agriculture)".
S’ils veulent améliorer la productivité du secteur, les gouvernements africains devraient consacrer davantage de moyens à la recherche et à la technologie. L’innovation dans la recherche et la technologie est un moyen de transformer l’agriculture africaine, indique le rapport.
"L’augmentation des rendements, la valorisation des produits, le relèvement de l’efficacité de l’utilisation des ressources ne se produiront pas sans efforts déterminés visant à leur consacrer des moyens", souligne le document.
Pourtant, relève le rapport, la situation est telle que les dépenses consacrées à l’agriculture sont nettement en deçà du taux de 10% convenu par les dirigeants africains en 2009 au Sommet de Maputo. Le montant consacré à la recherche et à la technologie est également très faible, bien que le taux de rendement économique de ce domaine soit très élevé.
Pour nombre d’analystes, les dépenses publiques (en part du PIB) sont considérées comme adéquates à 2% ou plus; le chiffre pour le continent s’établit à 0,7%, soit moins que la moyenne mondiale d’environ 1%.
-0- PANA IT/TBM/IBA 27mars2012