Interrogations sur le retard des essais du traitement anti-SIDA

Lusaka- Zambie (PANA) -- La Zambie a officiellement saisi le Programme conjoint des Nations Nations Unies au sujet du retard apporté aux essais à mettre en oeuvre pour tester l'efficacité d'un médicament découvert par un médecin chinois.
Le ministère zambien de la Santé aurait envoyé au siège de l'ONUSIDA, à Genève (Suisse), une lettre datée du 28 septembre pour demander les raisons de ce retard, a-t-on appris de sources officielles à Lusaka.
Au mois de juillet, le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, avait autorisé l'ONUSIDA à tester le médicament anti- SIDA actuellement mis à l'essai en Zambie par un médecin chinois, le Dr Tian Shengxun.
Au cours du sommet de l'OUA, qui s'est tenu en juillet dans la capitale zambienne, le Dr Tian Shengxun avait interpellé Annan et s'était plaint du fait que les autorités médicales du continent ignoraient son médicament pourtant capable de renforcer les défenses immunitaires et de soigner le VIH/SIDA.
Annan avait immédiatement donné des instructions au directeur exécutif de l'ONUSIDA, le Dr Peter Piot, pour qu'il prenne en charge cette question et qu'il fasse procéder à des tests scientifiques sur le remède en question.
"Cela fait maintenant six mois que Piot a reçu les instructions du secrétaire général et rien ne bouge", a déclaré Tian dans un entretien accordé à la PANA jeudi à Lusaka.
Tian a fait observer qu'avec l'assistance de l'ONUSIDA, son cabinet aurait pu mener à bien ses essais scientifiques pour le bien de tout le monde.
Il a qualifié son remède d'importante avancée au niveau international, dont les répercussions toucheront non seulement la Zambie, mais encore l'Afrique et même le monde entier.
Aucune réaction n'a, pour l'instant, été enregistrée de la part du représentant résident de l'ONUSIDA, Kenneth Ofusu-Barko, qui était apparemment absent du bureau.
Ofusu-Barko a déjà exprimé des doutes sur l'efficacité du remède de Tian, affirmant qu'il n'avait pas la capacité de soigner le VIH/SIDA.
Il avait toutefois promis de donner au médecin chinois des conseils sur la démarche à suivre pour se conformer aux normes internationales.
Tian devait, dans le cadre du programme d'essai, tester son "remède" sur plus de dix patients sélectionnés et dans des conditions bien déterminées.
En outre, les résultats des essais devaient être évalués par des structures compétentes, aussi bien nationales qu'étrangères.
Le médecin chinois affirme qu'il traite actuellement un patient atteint de SIDA dont la charge virale a diminué de 31.
000 copies par millimètres, cinq mois auparavant, à 400 copies par millimètres, présentement.
"Il est très possible que d'ici à décembre, ce patient soit totalement séronégatif", a affirmé Tian qui prétend que son remède fonctionne essentiellement en renforçant les défenses immunitaires dans le sang tout en tuant le virus du SIDA.

04 octobre 2001 20:29:00




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