Inquiétudes de hauts responsables de l'ONU sur la situation des réfugiés somaliens au Kenya

New York, Etats-Unis (PANA) – Trois officiels des Nations unies, à savoir: le Haut commissaire aux réfugiés, Antonio Guterres, la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Mme Josette Sheeran et Mme Michelle Bachelet, directrice exécutive de ONU-Femme, ont exprimé leurs profondes inquiétudes sur les conditions de vie de plus de 314.000 réfugiés somaliens au Kenya.

Un communiqué conjoint, transmis lundi à la PANA à New York indique que les trois officiels ont  exprimé leurs profondes préoccupations au cours d'une visite effectuée dimanche dans trois camps à Dadaab, située dans le Nord du Kenya.

Le communiqué indique que: "Les diplomates ont noté l'arrivée quotidienne de réfugiés supplémentaires qui s'entassent dans un des plus grands camps de réfugiés au monde''.

"Après plus de 20 ans de guerre, les réfugiés somaliens sont devenus un véritable problème de  population dans le monde et la majorité d'entre eux réside au Kenya, à Djibouti, au Yémen et en Ethiopie, mais ils ont trouvé refuge dans tous les cinq continents.

"Avec la persistance de la guerre, je demande à tous les pays de leurs ouvrir leurs frontières pour leurs permettre de vivre dans la dignité'', a souligné M. Guterres.

Il a également lancé un appel au gouvernement kenyan de permettre la finition d'un camp supplémentaire de réfugiés à Dadaab connu sous le nom de "Ifo II''.

Pour sa part Mme Sheeran, a déclaré: "J'ai rencontré aujourd'hui des femmes et des enfants somaliens qui ont fui les conflits et qui sont arrivés traumatisés et souffrant de malnutrition''.

Elle a indiqué que: "Notre présence, en tant qu'agences des Nations unies, est vitale pour les protéger et leur assurer la nourriture et l'abri dont ils ont besoin en tant  que réfugiés à Dadaab''.

La directrice exécutive de ONU-Femmes, Mme Michele Bachelet, a, pour sa part, déclaré que: "Ces femmes ont dû, non seulement abandonner leurs domiciles mais elles ont aussi subi une violence sexuelle ''.

"Nous devons continuer à faire de notre mieux pour protéger les filles et les femmes et les soutenir dans leur rôle de production dans leurs communautés”, a déclaré Mme Bachelet.

Le communiqué a également révélé que: "Une très grande concentration de réfugiés dans un environnement déjà hostile a eu un impact sur les environs immédiats du camp''.

"Les Nations unies et les autres structures travaillant avec les villageois des zones environnantes du camp pour trouver des solutions locales viables telles que l'eau  et la conservation des sols pour éviter la destruction du voisinage à la recherche du bois de chauffe, les agences humanitaires ont équipé les réfugiés de fournaux-à-faible consommation d'énergie'', poursuit le communiqué.

Il a, cependant, noté que: "de mauvaises conditions hygiéniques et sanitaires, résultat de la congestion dans les camps exposent les réfugiés à des risques d'épidémies et de problèmes de sécurité et dans certains cas, une toilette est utilisée par environ 300 personnes''.

"Les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables même s'ils parviennent à joindre  les camps de Dadaab'', poursuit le communiqué.

La PANA a appris que la sécheresse et deux décennies de violence ont poussé les Somaliens à fuir leur pays et à chercher refuge dans les trois camps de Dadaab, qui étaient, à l'origine, destinés à accueillir au plus 90.000 personnes.

-0- PANA AA/VAO/ASA/TBM/IBA 04avril2011

04 avril 2011 21:29:01




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