Nairobi- Kenya (PANA) -- L'ONG "International Crisis Group" (ICG), a invité, mercredi, la communauté internationale à aider l'Union africaine à doubler sa force de maintien de la paix pour le porter à 7.
731 soldats au Darfour, dans l'Ouest du Soudan, fustigeant l'échec de la communauté internationale à protéger les populations de cette région qui continuent de mourir ou de se déplacer.
Dans un rapport simultanément rendu public mercredi à Nairobi et à Bruxelles, ICG, qui comprend dans les cinq continent plus de 110 membres militant pour la prévention et la résolution des conflits, estime de changer de méthode au Darfour, affirmant que le consensus pour soutenir le doublement des troupes de l'Union africaine pour atteindre 7.
731 soldats d'ici à septembre dans le cadre du mandat existant est une réponse adéquate à la crise.
Le mandat doit être renforcé avec comme priorité la protection des populations civiles et un potentiel militaire composé au moins entre 12.
000 et 15000 soldats est nécessaire et urgent contrairement ce qui était initialement envisagé, déclaré l'ONG.
Pour elle, cela nécessite beaucoup plus de courage dans la manière de pensée de la part de l'UA, de l'OTAN, de l'Union européenne, de l'ONU et des USA pour obtenir des effectifs militaires adéquats sur le terrain au Darfour doté d'un mandat approprié de protéger les civils le plus tôt possible.
La sécurité au Darfour continuera à se détériorer si la force de protection n'est pas renforcée, l'espoir d'un retour s'éloignera toujours des populations déplacées, et les perspectives d'une solution politique resteront sombres, a souligné l'ICG.
Si l'ONU et les organisations internationales ont pris les devants en répondant aux besoins humanitaires croissants et autorisé le poursuite en justice des auteurs d'atrocité, l'UA elle a le devoir de trouver une solution politique au conflit et surveiller les accords humanitaires et de cessez-le-feu.
La Mission de l'UA au Soudan (AMIS) a un impact positif sur la sécurité dans certaines zones et va même parfois au delà de sa mission, note le groupe.
Il ajouté toutefois que la capacité de l'AMIS à protéger les populations civiles et les opérations humanitaires est paralysé par les ressources limitées et les contraintes politiques.
"Khartoum a systématiquement opté pour des efforts superficiels visant à calmer la pression internationale, minimiser les dimensions politiques de ce conflit, et enflammer les divisions ethniques, pour atteindre des objectifs militaires", a martelé l'ICG.
Il s'est attaqué à la communauté internationale pour leur incapacité à prendre des actions appropriées au Darfour, ajoutant que le concept selon lequel les atrocités sont des problèmes typiquement africains qui nécessitent des solutions typiquement africains est également fallacieux.
"Les violations qui continuent au Darfour nécessitent de plus grands et larges efforts internationaux visant à renforcer la capacité à diriger de l'UA.
"Etant donné la renonciation du gouvernement à ses devoirs souverains et dans la mesure où l'UA africaine ne peut pas protéger de manière adéquate les populations civiles au Soudan, la communauté internationale dans sa majorité a la responsabilité de le faire".
La protection des civils doit être le premier objectif.
Le groupe a proposé le déploiement d'une force militaire multinationale avec un effectif, une capacité opérationnelle et un mandat suffisants.
Il a invité l'UA de renforcer le mandat de l'AMIS pour lui permettre et l'encourager de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris des actions offensives contre toutes attaques ou menaces à l'encontre des populations civiles et les opérations humanitaires.
L'OTAN et l'UA doivent étroitement travailler pour faire passer l'effectif de 12.
000 à 15.
000 soldats dans les 60 jours et le maintenir à ce niveau jusqu'à ce que l'UA soit en mesure d'assurer la mission".