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C’est
aussi un Code dont l’accès a été très largement facilité. En effet
les procédures ont été très simplifiées (suppression de certains
organes intervenants et fixation des délais d’octroi particulièrement
courts, à savoir 48 heures pour les déclarations d’investissements
et 45 jours pour les agréments).
C’est
enfin un Code dont le respect scrupuleux des dispositions est
désormais mieux garanti pour l’investisseur qui dispose, outre
les recours en usage en la matière (recours judiciaire ou recours
arbitral), d’un recours devant la Commission Nationale pour la
Promotion des Investissements (COMINVEST),
spécialement créée à cet effet et dans laquelle est largement
représenté le secteur privé. Cette Commission as notamment pour
mission de veiller à l’application effective des délais d’octroi
des avantages du Code.
2/ - REGIMES D’INCITATIONS
Le
nouveau Code institue deux
(02) régimes d’incitations distincts :
-
Le régime de déclaration qui permet à tout investissement quel qu’en soit le montant d’être éligible, sous 48 heures maximum
et de manière quasi-automatique, aux avantages prévus par le Code,
sur une simple déclaration de l’investisseur attestée par le Centre
de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPIC).
Ce
régime s’adresse à tous les secteurs d’activité hormis ceux du
Transport, du Commerce, du Bâtiment et des Travaux publics et
des Finances. Il ne prend en compte, toutefois, que les investissements
relatifs à des créations d’activités nouvelles :
-
Le régime d’agrément s’adresse quant à lui
aux investissements dont le montant est supérieur à 500 millions
de F CFA.
Il
s’adresse également à tous les secteurs d’activité à la seule
exception des secteurs des Finances, du Bâtiment et des Travaux
publics. Il prend en compte tous les investissement, quelle qu’en
soit la nature (création ou développement d’activité).
3/ - MONTANT DES INVESTISSMENTS
Le
nouveau Code supprime le seuil inférieur (40 millions
de F CFA). Désormais, tous les investissements peuvent être éligibles
à l’un ou l’autre des régimes prévus.
4/ - CHAMP D’APPLICATION
Zones
Le
nouveau Code réduit le nombre de zones géographiques qui passent
désormais de 3 à2.
La
zone A comprend la région d’Abidjan.
La
zone B recouvre l’ensemble des autres
régions du territoire national.
Durée
La
durée des avantages est de 5 ans pour les investissements réalisés
en zone A et de 8 ans pour ceux réalisés en zone B.
Ces
durées sont majorées des durées de réalisation.
5/ - PROCEDURES
Les
procédures sont extrêmement simplifiées.
les administrations et organismes intervenants
ont été réduits. L’on compte désormais :
-
le Centre de Promotion des Investissement (CEPIC), interlocuteur
unique de l’investisseur, qui reçoit le dossier, le transmet aux
organes destinataires, veille à sa bonne finalisation et communique
à l’investisseur la réponse apportée à sa demande ;
-
la Direction du Développement Industriel (DDI) dépendant du Ministère
du Développement Industriel et des PME, qui rédige une note de
synthèse à l’attention de la Commission Technique des Investissements
(CTI) ;
-
la Commission Technique des Investissements (CTI) qui statue sur
la demande et dont le CEPICI assure le secrétariat.
L’agrément est désormais accordé par arrêté interministériel et non plus par
décret en Conseil des Ministres dont la prise était tributaire
des priorités inscrites à l’ordre du jour du Conseil.
Mieux,
en matière de déclaration d’investissements, la seule déclaration
de l’investisseur, attestée régulière en la forme par le CEPICI,
se suffit à elle même, sans qu’il soit besoin, pour être éligible,
qu’un acte supplémentaire soit pris.
c) Les délais ont été déterminés et fixés par le Code. Ils sont
désormais beaucoup plus courts que ceux constatés en pratique
sous l’ancien Code.
Ces
délais sont désormais de :
-
48 heures en matière de déclaration d’investissements ;
-
45 jours, en matière d’agrément aux investissements.
d) Reprenant en cela les principes en vigueur en matière de droit
administratif, le Code dispose que l’agrément est octroyé d’office
lorsque l’investisseur n’a reçu aucune réponse de l’administration,
à l’expiration du délai de 45 jours.
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