Zuma se fait le porte-parole de l'Afrique contre le terrorisme

Kampala- Ouganda (PANA) -- Le président sud-africain Jacob Zuma a indiqué lundi que les dirigeants africains étaient prêts à lutter contre le terrorisme, suite au double attentat de Kampala qui a fait 76 morts, en déclarant que ces attaques étaient destinées à semer la confusion et une instabilité générale en Afrique.
"Nous devons agir de manière à affronter ce fléau du terrorisme", a déclaré le chef de l'Etat sud-africain dans un des discours les plus durs prononcés lors de ce 15ème sommet de l'UA à Kampala, la capitale ougandaise.
Les attentats de Kampala ont dominé les débats à ce Sommet, au plus grand déplaisir d'un groupe de lobbyistes de la société civile qui ont insisté sur le fait que les victimes de "décès maternels et infantiles", thème officiel du sommet, étaient plus nombreuses que celles des attentats du 11 juillet en Ouganda, qui suivaient le match de la finale de la coupe du monde.
Les dirigeants africains pris entre leurs discours sur les attaques terroristes à Kampala et les stratégies de lutte contre la mortalité maternelle, n'ont pas déçu dans le cadre de leurs discussions sur le thème de la mortalité maternelle.
Le président Zuma a déclaré que les attentats de Kampala n'étaient pas une attaque contre l'Ouganda, mais contre le monde entier, y compris l'Afrique.
Le chef de l'Etat sud-africain, chaudement félicité pour l'organisation par son pays de la coupe du monde de la FIFA, a déclaré qu'il ne pouvait se permettre de décevoir à "ce moment de notre histoire".
Mais sans aborder particulièrement la question de la résolution de la situation en Somalie, M.
Zuma a affirmé qu'il y avait encore beaucoup à faire pour mettre fin au terrorisme.
D'autres dirigeants africains ont évoqué les attentats de Kampala et promis de prendre des mesures collectives pour mettre fin à cette crise.
Mais le président ougandais, Yoweri Museveni, a fait la déclaration la plus ferme contre le groupe Al-Shabaab, l'organisation terroriste somalienne, qui a revendiqué la responsabilité des attentats de Kampala.
M.
Museveni a expliqué qu'il utiliserait son expérience de combattant pour apporter la riposte aux rebelles somaliens qui ont attaqué son pays.
Les enquêtes préliminaires sur les attentats de Kampala montrent que les instigateurs de l'attaque sont entrés en Ouganda par la route, ont loué une maison retirée où les enquêteurs ont retrouvé des fragments de bombes.
Les Etats-Unis ont envoyé une équipe d'enquêteurs qui ont aidé à surveiller les activités d'un groupe de personnes qui ont été arrêtées.
"La plupart des instigateurs ont été arrêtés et l'enquête donne de très bons résultats", a déclaré M.
Museveni.
Dans un discours calculé pour jouer sur les émotions des dirigeants africains, le chef de l'Etat ougandais a déclaré : "Qui sont ces gens qui s'en prennent au drapeau de l'UA ? Quels intérêts défendent-ils ? A qui sont-ils fidèles ? Les terroristes doivent être chassés d'Afrique".
"Que l'on nous laisse faire pour les chasser d'Afrique et les renvoyer d'où ils viennent en Asie et au Proche-Orient", a-t-il promis.
Pour sa part, le président de l'UA, Bingu wa Mutharika, a condamné les attaques en déclarant: "Le terrorisme ne fait pas progresser la cause de l'humanité".
De son côté, le président nigérian Goodluck Jonathan a, pour sa part, qualifié les attentats en Ouganda de "côté malheureux de l'extrémisme".
"Nous condamnons totalement ces attentats", a affirmé M.
Jonathan dans un bref discours prononcé en tant que nouveau chef d'Etat à se joindre au Sommet.

26 juillet 2010 19:38:00




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