Zimbabwe : Les partis politiques signent une promesse de paix

Harare, Zimbabwe (PANA) - Les partis politiques du Zimbabwe qui prennent part aux élections présidentielle et générales du 30 juillet ont signé, mardi, une promesse de paix à Harare dans laquelle ils se sont engagés publiquement à dire non à la violence, à la force ou à l'intimidation, aux discours haineux et de nature à susciter la peur.

Ils ont convenu de respecter la liberté de faire campagne, la liberté des personnes à élire les candidats de leur choix et le secret du vote, a rapporté Zimbabwe Broadcasting Corporation (ZBC).

Le candidat présidentiel du parti au pouvoir de la ZANU-PF, le président Emmerson Mnangagwa, était représenté par le Secrétaire à l'Administration du parti, le Dr. Obert Mpofu, tandis que le principal leader de l'opposition, Nelson Chamisa était représenté par M. Morgan Komichi, Président national du MDC-T. M. Chamisa se présente sous la bannière de la MDC Alliance.

La cérémonie était organisée par la Commission nationale Paix et Réconciliation présidée par le magistrat à la retraite, Selo Masole Nare, suite à la promulgation du Code de conduite de la loi électorale, selon ZBC, qui a ajouté que tous les candidats participant aux élections de 2018 sont obligés de signer ce code.

Le Dr. Mpofu a déclaré que l'explosion du week-end dernier lors d'une réunion de campagne de la ZANU-PF à Bulawayo, à laquelle s'adressait le président Mnangagwa et qui a fait deux morts et des dizaines de blessés, devait "galvaniser le pays pour la paix".

Il a qualifié les élections de cette année d'historiques, alors que les partis politiques sont libres de faire campagne en paix et sans que rien, ni personne ne s'y oppose.

M. Komichi a exprimé l'espoir que l'engagement pour la paix soit irréversible. Il a rendu hommage à feu le leader de l'opposition, M. Morgan Tsvangirai, en déclarant: "il nous a appris le respect de la vie humaine ... nous voulons connaître la paix ...".

M. Komichi a déclaré que l'Etat devait prêter attention aux demandes de réforme de l'opposition, en ajoutant que la Commission électorale, les chefs, la Police et l'Armée, entre autres, avaient un rôle-clé à jouer dans le maintien de la paix.

Il a également invité les chefs traditionnels à ne pas définir les gens selon les partis politiques.

Vingt-trois candidats ont déposé auprès de la Haute Cour leurs déclarations de candidature pour l'élection présidentielle.

ZBC a indiqué que c'était le plus grand nombre depuis l'accession à l'indépendance en 1980 et "sans conteste le signe d'une démocratie mature et de l'ouverture de l'espace politique par la nouvelle administration du président Emmerson Mnangagwa".

Une pression sans précédent de l'Armée, de la ZANU-PF au pouvoir, des vétérans et de la population dans son ensemble a obligé le président Robert Mugabe à quitter le pouvoir en novembre de l'année dernière.

M. Mugabe, qui dirigeait ce pays d'Afrique australe depuis son accession à l'indépendance en 1980, a été remplacé par M. Mnangagwa, son vice-président, qu'il avait limogé quelques semaines auparavant.

M. Mnangagwa a promis de réconcilier la nation, de lutter contre la corruption et d'organiser des élections libres et justes.
-0- PANA MA/FJG/IS/IBA 26juin2018

26 Junho 2018 16:04:00




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