Visite au Mali de la sous-Secrétaire générale de l'ONU chargée des questions de violences sexuelles

Bamako, Mali (PANA) - La sous-Secrétaire générale, représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies, chargée des questions de violences sexuelles, Mme Zeinab Hawa Bangoura, en séjour au Mali, a été reçue jeudi par le ministre malien de la Promotion de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Mme Sangaré Oumou Bâ.

Selon la cellule de communication de ce département ministériel, cette visite du haut fonctionnaire des Nations unies s’inscrit dans l’optique de prévenir et punir les crimes afin d’obtenir des réponses holistiques et appuyer le cas du Mali pour qu’il puisse bénéficier d’un fonds pour la prise en charge des victimes de viols et de violences sexuelles.

Au cours de l’audience, le ministre de la Promotion de la Famille, de la Femme et de l’Enfant a expliqué que la question des violences basées sur le Genre dans les zones de conflit demeure une priorité du gouvernement malien depuis l’occupation du Nord-Mali par les groupes armés. Selon elle, le gouvernement malien a entrepris plusieurs actions dans le cadre de la prévention et la prise en charge des différentes formes de violences avec l’appui du Système des Nations unies et d’autres partenaires.

Le ministre a aussi indiqué que la politique nationale du Genre, le programme national de lutte contre les violences basées sur le Genre, le code pénal et le code de procédure pénale sont autant d’instruments programmatiques et juridiques qui fondent la volonté du Mali à lutter contre toutes les formes de violence, notamment sexuelles, avant d’ajouter que son pays va orienter ses ambitions vers l’adoption d’une loi contre les violences basées sur le Genre.

Pour Zeinab Hawa Bangoura, la question de violence est courante partout dans le monde avec les crises qui secouent les continents. «Toutes les femmes, où qu’elles soient, doivent avoir  l’appui nécessaire pour ne pas subir des violences, surtout sexuelles car les blessures de violences sexuelles ne se cicatrisent jamais. Ces femmes meurent avec ces douleurs qui ne disparaissent jamais », a-t-elle souligné.

De la Libye au Mali, du Nigeria à la Rca, du Yémen en Irak et en Syrie, la violence a énormément augmenté ces dernières années, a-t-elle fait remarquer.

D’après la directrice nationale de la Promotion de la Femme, Mme Dembélé Rokia, de 2012 à 2015, 1.344 cas de viols et de violences sexuelles ont été recensés au Mali à la suite de la crise politico-sécuritaire, dont 1.284 cas dans les régions du Nord-Mali:  Gao et Tombouctou.
-0- PANA GT/BEH/IBA 15avr2016

15 avril 2016 14:28:32




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