Vifs débats à la conférence ministérielle de l’OIF sur une résolution sur la situation en RD Congo

Kinshasa, RD Congo (PANA) – La conférence des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation internationale de la Francophonie (CMF) n’a pas réussi à se mettre d’accord jeudi à Kinshasa sur une résolution consacrée à la situation dans l’Est de la RD Congo, a appris vendredi sur place la PANA de sources concordantes.

La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mishikiwabo, notamment, a exprimé les fortes réserves de son pays sur la résolution présentée par Kinshasa qui s’estime être victime d’une agression extérieure menée sous ouvert du "M23" par ses voisins.

"Il est exact que le Rwanda a émis des réserves sur cette résolution. Et comme dans le fonctionnement de la Francophonie, on ne vote pas, nous avons enregistré la réserve du Rwanda dans le document qui sera soumis au Sommet pour adoption", a confirmé le professeur Isidore Ndawel, commissaire général à l’organisation du 14ème Sommet.

Il a toutefois tenté de dédramatiser l’opposition rwandaise à la résolution, estimant que la seule présence d’une délégation de ce pays dans la capitale congolaise pouvait être considérée comme "une très bonne chose et un signal positif".

Ousmane Paye, conseiller spécial du Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, a également minimisé les affrontements qui ont marqué les travaux de la conférence ministérielle préparatoire au Sommet des chefs d’Etat.

"Chaque Etat membre à la faculté d’introduire une résolution sur une question qui lui tient à cœur. Celle-ci fait ensuite l’objet de discussions. Il y a certes eu beaucoup d’échanges entre ministres des Affaires étrangères sur la résolution proposée par la RD Congo. C’est dans l’ordre normal des choses", a soutenu M. Paye.

"En tout état de cause, il revient au sommet de se prononcer en dernier ressort. Le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) et la CMF ne préparent que des avant-projets", a-t-il poursuivi.

Plusieurs autres crises africaines dont la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali et Madagascar seront abordées lors de ce 14ème Sommet, le premier à se tenir en Afrique centrale.

Les chefs d’Etat et de gouvernement des 75 pays membres et observateurs de la Francophonie auront également à discuter des enjeux économiques et environnementaux dans l’espace avant d’aborder la place de la langue française dans le monde.

Une session spéciale sera consacrée à la place et au rôle dans la Francophonie de l’Afrique, seule région du monde où la langue française continue son expansion.

Selon une étude récente, près de 80 pc des 800 millions de francophones du monde seront africains en 2050.
-0- PANA SEI/JSG/IBA 12oct2012


12 octobre 2012 10:19:41




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