Vers un transfert des eaux de l'Oubangui au bassin du Lac Tchad

Niamey- Niger (PANA) -- La Commission du bassin du Lac Tchad (CBLT) envisage un transfert des eaux du fleuve Oubangui au bassin du Lac Tchad menacé d'assèchement rapporte mercredi le quotidien nigérien "LE SAHEL".
Dans une annonce publiée par "LE SAHEL", la CBLT dont le siège est à N'Djaména, "lance un avis d'appel d'offres pour la réalisation d'une étude de faisabilité et l'avant-projet de transfert des eaux de l'Oubangui au Lac Tchad".
Selon le CBLT, ce projet rentre dans le cadre de la mise en oeuvre du plan Directeur de la CBLT et de la Campagne de sauvegarde du lac Tchad lancé par le sommet des chefs d'Etat à Abuja en 1994.
La CBLT comprend cinq pays membres, à savoir le Cameroun, le Nigeria, le Niger, la RCA et le Niger.
Le Projet d'approvisionnement du Lac Tchad prévoit un barrage de régulation à Palambo sur l'Oubangui en RCA, un canal d'amenée pour transférer l'eau par gravité de la retenue de Palambo dans le fleuve Ouham en RCA.
Il prévoit également la réalisation d'un chenal navigable reliant le Chari, le Logone et la Bénoué en passant par le Mayo Kebbi, ainsi que l'aménagement du lac Tchad pour augmenter sa capacité de stockage et réduire l'évaporation.
En outre, il s'agira d'identifier des projets d'irrigation et d'agro-industrie pour rentabiliser l'eau à transférer et d'installer des centrales hydroélectriques au barrage de Palambo.
Un délai de huit (8) semaines est accordé aux éventuels bureaux d'études ou consultants pour présenter leurs offres pour la réalisation de l'étude de faisabilité du projet de transfert des eaux de l'Oubangui au lac Tchad, selon l'annonce publiée par "LE SAHEL".
On rappelle que le secrétaire exécutif de la CBLT Muhamed Sani Adamou a effectué en mai dernier, une mission au Niger où il s'est entretenu avec le président du Niger Tandja Mamadou du projet de transfert des eaux des fleuves Congo et Oubangui pour réapprovisionner le Lac Tchad.
Dans un entretien avec la presse à l'issue de sa rencontre avec le chef de l'Etat, le secrétaire exécutif de la CBLT a indiqué qu'il a examiné avec Tandja le budget nécessaire à ce projet de transfert.
On rappelle que le lac Tchad a connu ces dernières années, un assèchement considérable, ce qui a entraîné le déplacement des personnes, des problèmes d'alimentation des animaux et l'assèchement de la végétation.
"L'unique voie par laquelle il faut passer pour sauver le Lac, c'est d'assurer son remplissage par le biais d'un canal de transfert des eaux du fleuve Oubangui.
Il s'agira de creuser un canal de 100 à 120 km pour acheminer l'eau dans ce lac et prévenir son dessèchement ", a-t-il souligné.
Le lac Tchad est menacé de disparition dans quelques années si des mesures appropriées ne sont pas prises dans l'immédiat pour le réapprovisionner et sécuriser l'économie de la région basée essentiellement sur l'exploitation de sa vallée.
Selon une étude publiée récemment par un groupe de scientifiques américains, la surface du lac Tchad a diminué de 95 pour cent au cours des 40 dernières années, passant de 30.
000 à 3.
000 km2 actuellement.
Le lac Tchad est peu profond et marécageux.
Il est situé en Afrique centrale aux confins du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Cameroun.
Sa superficie varie entre 13000 et 26000 km2

18 Outubro 2001 18:14:00




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