Vers l'organisation d'un congrès des écrivains noirs au Tchad

Paris- France (PANA) -- Un budget de 700.
000 euros (soit 45 millions de FCFA) plus une aide de 100 millions de FCFA de l'Etat tchadien sont prévus pour l'organisation du congrès des écrivains d'Afrique et de ses diasporas, qui se tiendra du 24 novembre au 2 décembre, à N'Djamena, à l'initiative de l'association Arts et Médias d'Afrique.
La rencontre, dénommée "Fest'Africa", se veut un festival pluridisciplinaire et thématique basé sur la littérature, et sera également l'occasion, pour l'association Arts et Médias  d'Afrique, de fêter les dix années d'existence (1993-2003) de Fest'Africa.
Y sont attendus une centaine d'écrivains venant d'Afrique, des Caraïbes, de la zone de l'océan Indien et du reste du monde, parmi lesquels des célébrités comme la Guadeloupéenne Maryse Condé, les Sénégalais Cheikh Hamidou Kane et Boubacar Boris Diop, les Haïtiens Lionel Trouillot et Dani Laferrière, le Djiboutien Abdérahmane Waberi ou le Somalien Nourradine Farrah.
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Selon un des organisateurs contactés lundi à Paris par la PANA, l'axe principal de cette édition est la littérature avec une fête artistique appelée congrès des écrivains d'Afrique et de ses diasporas.
"Cet anniversaire est l'occasion unique de tenir le nouveau congrès des écrivains d'Afrique et de ses diasporas après les deux congrès organisés par la Société africaine de culture (SAC)  à Paris (1956) et à Rome (1959)", a déclaré à la PANA le directeur artistique de Fest'Africa et initiateur du projet, Nocky Djédanoum.
Un village artistique a déjà été construit pour abriter le festival, qui démarrera par un spectacle intitulé "Tchad ya galbi" (Tchad mon cour, en arabe local) et animé par des musiciens locaux pour un coût estimé à 80 millions de FCFA, a précisé M.
Djédanoum.
En choisissant le Tchad, Arts et Médias d'Afrique veut donner un coup de projecteur sur les écrivains tchadiens, et l'événement coïncidera avec la publication d'une anthologie de la littérature tchadienne écrite par Ahmat Taboye, universitaire tchadien et chercheur en littérature.
Ce festival est la suite du précédent qui a eu lieu au Rwanda (1998-2000) dans le cadre du projet "Rwanda: écrire par devoir de mémoire", matérialisé par la création d'un spectacle de théâtre sur le génocide rwandais, et la tenue d'un colloque international sur le rôle des intellectuels dans la conservation de la mémoire collective.
La dénomination "Fest'Africa sous les étoiles" est inspirée par le livre du défunt écrivain tchadien Joseph Brahim Seïd, "Au Tchad sous les étoiles".
Joseph Brahim Seïd, qui a été ministre de la Justice (1966-1975), a publié deux ouvrages qui sont au programme des écoliers africains: "Au Tchad, sous les étoiles" (1962) et "Un enfant du Tchad" (1967).

11 août 2003 17:39:00




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