Vers l'harmonisation de l'enseignement des sciences

Dakar- Sénégal (PANA) -- Des enseignants ressortissants des pays francophones d'Afrique et de l'Océan Indien ont entamé jeudi à Dakar une concertation d'une semaine consacrée à l'harmonisation des programmes d'enseignement des sciences de la vie et de la terre.
La rencontre, qui permettra de poursuivre les discussions entamées à Yaoundé et à Yamossoukro, devrait également donner l'occasion d'évaluer les efforts en matière d'harmonisation des programmes de sciences de la vie et de la terre ainsi que le renforcement de la coopération inter-Etats dans ces disciplines.
Organisé conjointement par le projet ARCHES (Appui aux recherches sur la contextualisation et l'harmonisation des enseignements secondaires dans les pays francophones d'Afrique et de l'Océan Indien), le séminaire est financé par la coopération française et le ministère de l'Education du Sénégal.
Les structures de coordination du projet ARCHES, qui en est actuellement dans sa deuxième phase devant durer trois ans, devraient être mises en place à l'issue des travaux de Dakar sur le thème: "dynamiser le processus d'harmonisation des enseignements des sciences de la vie et de la terre dans les pays francophones d'Afrique et de l'Océan Indien".
Les associations d'enseignants seront fortement impliquées dans la mise en oeuvre des activités, indique-t-on.
Le projet ARCHES, qui a vu le jour en 1997, ambitionne d'harmoniser les programmes, les méthodes et les outils pédagogiques dans l'enseignement secondaire.
Les mathématiques, les sciences physiques et technologiques, les sciences de la vie et de la terre et le français, sont les disciplines concernées.
Le projet soutiendra l'innovation en matière d'expérimentation scientifique tout en valorisant l'expertise africaine.
Le Sénégal, la Côte d'Ivoire, Madagascar, le Togo, le Gabon, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad, le Niger, le Rwanda, Djibouti et la France prévoient d'échanger des expériences pédagogiques.
25% des élèves africains, parmi lesquels on compte peu de jeunes filles, sont inscrits dans des filières scientifiques contre 75% pour les séries littéraires.
Le système éducatif africain ne prend pas souvent en compte la dimension expérimentale des sciences, à cause notamment des insuffisances dans la formation des enseignants et du manque d'outils pédagogiques, relèvent les mêmes experts.
En outre, en Afrique, les élèves et les enseignants font preuve de beaucoup de mobilité alors que les contenus des enseignements varient d'un pays à l'autre ainsi que les certifications (système de concordance), indique-t-on.

17 mai 2001 21:11:00




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