Une réunion de haut niveau sur le VIH/SIDA souligne les innovations pour stopper les infections

Dar es-Salaam, Tanzanie (PANA) - Les experts sur le VIH/SIDA, les chefs d'entreprises, les organisations humanitaires et les ambassadeurs de 22 pays prioritaires - qui comptent 90 pour cent des nouvelles infections au VIH/SIDA chez les enfants - ont convenu vendredi à Washington que le meilleur moyen d'enrayer la propagation du virus mortel de la mère à l'enfant réside dans les innovations stratégiques.

La réunion de haut niveau sur l'innovation pour l'élimination de la transmission mère-enfant (Elimination of Mother to Child Transmission, EMTCT) du VIH intervient avant la 19ème conférence internationale sur le SIDA prévue en juillet de cette année et dans un contexte de réductions spectaculaires de nouvelles infections au VIH chez les enfants.

De manière générale, les nouvelles infections ont chuté de 550.000 en 2001 à 390.000 en 2010, selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).

Près de la moitié des femmes enceintes vivant avec le VIH/SIDA à travers le monde reçoivent maintenant des antirétroviraux (ARV) pour prévenir la transmission du virus aux enfants à naître.

Prenant la parole lors de la réunion, le directeur de l'UNICEF, Anthony Lake, a déclaré que beaucoup reste encore à faire.
"Les coûts de la prévention sont relativement faibles, alors que ceux de l'inaction sont infiniment élevés", a déclaré M. Lake, qui a ajouté: "pour parvenir à une génération sans SIDA, nous devons atteindre chaque enfant et chaque mère".

Les taux de transmission mère-enfant du VIH - qui se produit durant la grossesse, l'accouchement ou l'allaitement maternel – a progressivement diminué en raison des approches novatrices mises en place pays après pays.

Dans son allocution, le Dr Paul De Lay, directeur exécutif adjoint du Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), a mis en exergue les progrès déjà réalisés pour inverser la propagation de l'épidémie, tout en reconnaissant que la lutte est loin d'être terminée.

"Les nouvelles infections au VIH chez les enfants ont baissé de 30% depuis 2002 et nous pensons que d'ici 2015 tous les enfants pourront naître sans VIH", a déclaré M. De Lay. "Ce nouveau plan mondial est réaliste, il est réalisable et il est porté par les pays les plus touchés", a-t-il ajouté.

La réunion a présenté plusieurs approches novatrices, y compris le "projet Mwana" en Zambie, fruit d'une collaboration entre le ministère de la Santé, l'UNICEF et d'autres partenaires qui utilisent les technologies de téléphonie mobile pour réduire de moitié le temps nécessaire pour recevoir les résultats du test pour le VIH.

Dans les 22 pays prioritaires, le nombre de mères et de bébés qui reçoivent un traitement ARV est en croissance constante, a déclaré l'UNICEF.

Toutefois, des obstacles tels que la stigmatisation et l'éloignement géographique continuent d'empêcher beaucoup de subir des tests et de bénéficier du traitement.

Les pays prioritaires sont l'Angola, le Botswana, le Burundi, le Cameroun, le Tchad, la Côte d'Ivoire, la République Démocratique du Congo, l'Ethiopie, le Ghana, l'Inde, le Kenya, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, le Nigeria, l'Afrique du Sud, le Swaziland, la Tanzanie, l'Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe.

Selon l'UNICEF, la prévalence nationale du VIH continue de diminuer en Ethiopie, avec une estimation actuelle de 1,5 pour cent.

Le nombre total de personnes vivant avec le VIH (adultes et enfants) en 2011 était estimé à
780.254, y compris les 168.013 enfants de moins de 15 ans qui vivent avec le VIH/SIDA et 96.493 d'entre eux ont besoin d'un traitement ARV.

-0- PANA AR/VAO/ASA/TBM/SOC 20avril2012

20 avril 2012 21:14:03




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