Une officielle de l'ONU plaide pour un changement rapide pour l'égalité des sexes

New York, Etats-Unis (PANA) - La directrice exécutive adjointe d'ONU Femmes, Mme Lakshmi Puri, a souligné la nécessité de progrès rapides accrus dans l'égalité des sexes, affirmant que depuis la Conférence mondiale 1995 sur les femmes, tenue à Beijing, le rythme des changements n'a pas été suffisant sur de nombreuses questions et que d'énormes disparités subsistent entre les sexes.

S'exprimant jeudi lors d'une cérémonie tenue à New York, en marge de la session en cours
de la Commission des Nations unies sur la condition de la femme, Mme Puri a déclaré que le monde a enregistré de ''nombreuses améliorations'' dans la vie des femmes dans des domaines tels que l'emploi et l'éducation depuis Beijing, mais que l'égalité reste à atteindre.

"Aucun secteur ou pays n'a atteint les normes établies à Beijing, où l'égalité des sexes est la réalité, et nous devrions nous réjouir des progrès accomplis et lorsque nous jetons un regard en arrière et là où nous nous trouvons à l'heure actuelle. Nous devons transmettre un message fort selon lequel nous devons prendre toutes les mesures, toutes les lois, tous les programmes afin d'accélérer le rythme et de pousser le bouchon plus loin sur cette question. Sinon, cela va nous prendre presque un siècle pour atteindre la Planète 50:50 en 2030 et ce n'est absolument pas acceptable ", a-t-elle déclaré.

Elle a appelé à l'évaluation des progrès réalisés mais aussi des lacunes, et à mettre l'accent sur les problèmes et sur comment atteindre la Planète 50:50 en 2030.

La Plateforme d'actions de Beijing, a noté l'officielle onusienne, a mandaté la pleine participation des femmes dans les domaines publics, privés et gouvernementaux.

Mme Puri a déclaré que la responsabilité de la mise en œuvre de la Plateforme de Beijing était une priorité principale et a souligné l'importance avérée du rôle des hauts dirigeants pour catalyser et apporter les changements, tout en mettant l'accent sur le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, considéré comme un bon exemple de chef qui a initié un changement positif.

Elle a cependant noté que, même au sein du système des Nations unies, les femmes demeurent confrontées à de gros problèmes et qu'elles n'avaient pas atteint les objectifs de la Plateforme de Beijing.

Prenant également la parole, Mme Deborah Gillis, directrice de l'organisation pour la recherche et le conseil, Catalyst, a décrit la recherche que mène son organisation et l'importance des données produites.

"Manifestement, beaucoup de travail reste à faire pour des changements significatifs dans les pourcentages de femmes dans plusieurs secteurs de l'économie ", a-t-elle noté.

-0- PANA AA/AR/ASA/TBM/SOC  19mars2015

19 mars 2015 21:33:22




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