Lomé- Togo (PANA) -- Une loi organique sur la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC) votée fin octobre par l'Assemblée nationale du Togo (Parlement) va faire l'objet d'une seconde lecture, suite à la farouche contestation des organisations de la presse du pays, a appris la PANA jeudi de sources officielles.
La proposition de relecture est consécutive à une rencontre entre un comité interministériel et des responsables d'organisations des médias, lundi à Lomé.
Pour protester contre le premier vote de la loi, les organisations de la presse du Togo avaient décrété, mardi, une opération "journée sans presse".
Les modifications introduites par l'Assemblée nationale dans la loi sur la HAAC autorisent cette instance de régulation des médias à procéder au retrait définitif de l'autorisation avec saisie des équipements et à la suspension de parution pour six (6) mois de la publication avec retrait de la carte de presse, après mise en demeure publique.
L'Assemblée nationale togolaise donne en outre à cet organe des prérogatives pour organiser des séances d'audition des professionnels des médias, "auteurs de fautes graves".
L'Union des journalistes indépendants du Togo (UJIT), l'Observatoire togolais des médias (OTM), le Conseil national des patrons de presse du Togo (CONAPP), Journalistes pour les droits de l'Homme (JDHO-Togo) condamnant cette loi, estiment qu'elle traduit "une volonté manifeste du pouvoir de museler la presse privée à la veille de l'élection présidentielle de 2010 au Togo".