Une Interview du président mauritanien dans "Jeune Afrique" à la Une à Nouakchott

Nouakchott, Mauritanie (PANA) - La presse parue en Mauritanie cette semaine a réservé de larges commentaires à une interview du président Mohamed Ould Abdel Aziz, parue lundi dernier dans les colonnes de l’hebdomadaire panafricain "Jeune Afrique" et à travers laquelle, il réitère sa détermination à respecter le serment de ne pas modifier les dispositions constitutionnelles relatives à la limitation des mandats.

L’hebdomadaire Le Calame du mercredi consacre un éditorial à ce sujet sous le titre "Deux quinquennats, dix de der, donc ?".

Sur un ton plutôt critique, ce journal écrit: "avant cela, la rebelote est, incontestablement, déjà  dans la poche de Jeune Afrique qui vient de remettre le couvert à sa complaisance sonnante et trébuchante. J’ai d’ailleurs de bonnes raisons de douter que Justine, mon estimée consœur en charge de signer "l’entretien" avec Mohamed Ould Abdel Aziz, soit réellement venue à Nouakchott".

Un doute motivé par le constat "d’un questionnaire qui rampe sur le tapis présidentiel" et qui aurait ainsi évité toutes les relances et les questions gênantes.

Un autre hebdomadaire, l’Eveil, consacre également sa première page à la même interview sous le titre "Aziz parle de Bouamatou, Ghazwani et évoque l’affaire MKheitir".

Ces noms désignent, respectivement, Mohamed Ould Bouamatou, un banquier, soutien de la première heure  du coup d’Etat du général Mohamed Ould Abdel Aziz contre le régime de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, le 06 août 2008, désormais en rupture avec le pouvoir, exilé depuis plusieurs années et sous le coup d’un mandat d’arrêt international.

Le nom complet de Ghazwani, un général de division, est Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed. Il est le chef d’état-major général des Armées,  ami et compagnon du président mauritanien depuis plus de 30 ans.

Mohamed Ould MKheitir est un jeune blogueur, condamné à mort dans un premier temps par une cour criminelle. Une sentence annulée par la Cour suprême, qui a ordonné sa libération. Décision en dépit de laquelle, ses avocats affirment tout ignorer de son sort.

Parlant de la même interview, Nouakchott-Info affiche en Une: "je soutiendrai un candidat en 2019".

Ce journal revient également sur les passages de l’entretien consacrés "aux relations avec les pays voisins : Maghreb et Sénégal".

Le Quotidien de Nouakchott du jeudi 01 mars affiche en première page "Ould Abdel Aziz à Jeune Afrique : qui veut tromper qui ?". Cet organe revient sur "les 10 erreurs flagrantes de l’avenir en pointillé de la Mauritanie", un article publié en novembre 2017 par le même journal.
Et ajoute que depuis lors, "le magazine panafricain basé à Paris semble avoir pris goût à la Mauritanie. Mais en parcourant ses colonnes,  on se rend qu’il ne s’agit pas d’une interview, mais simplement de questions sans relance. En contrepartie de quoi ?".
-0- PANA SAS /JSG/SOC 03mar2018  
                

03 mars 2018 12:07:41




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