Une étude montre que la sécheresse augmente la propagation du VIH/SIDA en Afrique

Kigali, Rwanda (PANA) – Le mauvais climat en Afrique subsaharienne est susceptible d'accroître la propagation du VIH/SIDA sur le continent, selon une nouvelle étude publiée en juin 2015 dans une édition du Journal économique (Economic journal), qui indique que la baisse de la pluviométrie peut augmenter les taux d'infection locale de plus de 10%.

L'Institut international pour la recherche alimentaire, basé aux Etats-Unis (International Food Policy Research Institute, IFPRI) a révélé dans un communiqué transmis mercredi à la PANA à Kigali, au Rwanda, que lorsque les pluies tombent, les paysans dans les zones rurales voient souvent leurs revenus chuter de manière drastique et ils tentent de tout faire pour s'en sortir, même par la prostitution.

Analysant les données relatives à plus de 200.000 individus à travers 19 pays africains, l'équipe de recherches a conclu que le fait de changer son comportement sexuel une année de faibles précipitations peut augmenter les taux d'infection au niveau local de plus de 10%.

Commentant ces récentes conclusions, un des principaux auteurs de la recherche, Erick Gong, par ailleurs professeur assistant d'Economie à la Middlebury College, a souligné que ces conclusions ont des implications politiques importantes dans la lutte contre la propagation de l'épidémie.

"Des approches existent pour arrêter la propagation du VIH telles que la promotion de l'usage des préservatifs et l'usage des anti- rétroviraux", a-t-il indiqué.

Les récentes conclusions ont montré en outre que les politiques et les investissements apparemment non liés au VIH tels que la promotion de l'assurance rurale ou les programmes d'épargne des ménages ou le développement de cultures résistantes à la sécheresse, pourraient avoir des résultats surprenants dans le ralentissement de la propagation de l'épidémie du VIH.

-0- PANA TWA/SEG/ASA/TBM/SOC  17juin2015

17 juin 2015 21:51:03




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