Une étude de l'ONU révèle la baisse du financement de la lutte contre le sida en 2010

New York, Etats-Unis (PANA) - Le programme des Nations unies pour le VIH/SIDA (ONUSIDA) a déclaré mardi que les décaissements de fonds des gouvernements donateurs pour la lutte contre le sida dans les pays à revenu faible et à revenu intermédiaire ont globalement chuté en 2010, essentiellement à cause de la baisse de la contribution des Etats-Unis.

Selon une analyse du financement annuel effectué par l'ONUSIDA et la Fondation de la famille Kaiser, les gouvernements donateurs ont déboursé 6,9 milliards de dollars américains en 2010 pour la prévention, le traitement et les soins du VIH.

«Il s’agit des 740 millions de dollars américains, soit une baisse de 10 pour cent par rapport à 2010 », indique le communiqué de l’ONUSIDA, soulignant que la diminution est également due à une combinaison de trois  principaux facteurs.

«Il y a des réductions réelles dans l'aide au développement, des fluctuations des taux de change et un ralentissement du rythme des décaissements des Etats-Unis, ce qui ne constitue pas une réduction budgétaire», souligne le communiqué.

"La baisse globale est principalement attribuée à une réduction des décaissements des Etats-Unis qui représentaient 54 pour cent de l’ensemble des décaissements des bailleurs de fonds en 2010», ajoute-t-il.

Le communiqué a également révélé que sur les 15 gouvernements interrogés, sept ont enregistré une baisse de leurs décaissements d’une année à l’autre telle que mesurée dans leur propre monnaie.

Il s’agit de l'Australie, de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Norvège, de l’Espagne, de la Suède et des Etats-Unis.

«Pour atteindre les objectifs d'accès universel à la prévention, au traitement et aux soins du VIH, l'ONUSIDA estime qu’un investissement d'au moins 22 dollars américains seront nécessaires d'ici 2015. Une hausse de ce niveau de financement pourrait permettre d'éviter plus de 12 millions de nouvelles infections au VIH et plus de sept millions de morts», indique le communiqué.

Le directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a déclaré que l’investissement dans la lutte contre le sida est un investissement intelligent même dans cet environnement économique difficile.

«Nous devons regarder au-delà des coûts à court terme et de reconnaître les avantages à long terme», a-t-il ajouté.

«Les donateurs se doivent de prendre des engagements et de les respecter aujourd'hui pour réduire les coûts dans l'avenir», a poursuivi M. Sidibé.

-0- PANA AA/BOS/LSA/AAS/SOC 16aût2011

16 août 2011 20:34:53




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