Une députée guinéenne plaide pour castrer les violeurs dans son pays

Conakry, Guinée (PANA) - La députée guinéenne de l’opposition, membre du groupe parlementaire « Les Libéraux démocrates », Mariama Tata Bah, a déclaré, mardi, à la PANA, qu’elle allait déposer une proposition de loi sur le viol contre les violeurs.

La loi que souhaite déposer la députée des Libéraux démocrates sur le bureau de l’Assemblée nationale consisterait, si elle est votée, de castrer tout celui qui se serait rendu coupable de viol.

Mme Bah a affirmé être écœurée et révoltée par les nombreux cas de viols enregistrés récemment dans plusieurs localités du pays.

« Je suis obligée de sortir de ma coquille. Tout homme qui se hasarderait à violer une fille ou une femme doit être castré. Sous le régime de feu Sékou Touré, quiconque commettait un crime de sang était exécuté », a-t-elle rappelé.

Membre de l’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg, le principal parti de l’opposition), l’élue du peuple promet d’introduire et de défendre cette proposition de loi lors de la prochaine session des lois de l’Assemblée nationale.

Elle martèle qu’elle va insister et persister devant l’Assemblée nationale pendant la prochaine session des lois pour que cette loi soit votée.

«Je voudrais que mon message, celui de castrer les violeurs, soit entendu et soutenu par toutes les femmes de Guinée », a-t-elle indiqué.

Mme Bah, qui appelle toutes les femmes « à se lever comme une seule personne pour mettre fin à ce problème », a sollicité le concours des femmes députées et ministres en vue de l’aider dans son combat.

On rappelle que plusieurs cas de viols des filles, dont l’âge oscille entre 4 et 15 ans, ont été dénoncés dans plusieurs régions du pays.

L’exemple le plus frappant est celui commis, il y a un peu plus d'un mois, sous la menace d’un couteau, par un jeune rappeur sur une fille dont il a abusé avant de faire circuler les images sur les réseaux sociaux.

Ce cas a servi de prétexte à une marche pacifique de centaines de femmes dans les rues de Conakry qui ont ensuite rallié le bureau du ministre de la Justice, Me Cheick Sacko, qui a promis qu’aucun cas de viol ne sera toléré.

Une demande d’extradition émise par Interpol a permis l’arrestation du jeune artiste. Interpellé à Abidjan, en Côte d’Ivoire et rapatrié en Guinée, il a été conduit à la Maison d’arrêt avant l’ouverture de son procès.
-0- PANA AC/BEH/IBA  08déc2015


08 décembre 2015 17:12:41




xhtml CSS