Une délégation du Conseil de Sécurité de l'ONU au Liberia

Monrovia- Liberia (PANA) -- Une délégation du Conseil de Sécurité de l'ONU est arrivée ce jeudi à Monrovia pour évaluer les progrès accomplis par la mission de maintien de la paix de l'ONU au Liberia.
Quatorze des 15 membres du Conseil de Sécurité font partie de cette mission conduite par l'ambassadeur britannique Jones Parry.
Le diplomate britannique a déclaré, lors d'une conférence de presse à Monrovia, que l'objectif de cette visite était d'encourager le processus de construction de la paix dans ce pays ravagé par la guerre.
M.
Parry a déclaré que le défi à relever par l'ONU n'était pas seulement de résoudre les conflits comme ceux au Liberia et dans la sous-région ouest-africaine, mais "d'identifier les conflits potentiels et de tout faire pour les prévenir".
Durant sa visite d'une journée à Monrovia, la délégation du Conseil de Sécurité va rencontrer le président intérimaire du Liberia, Gyude Bryant, les parties signataires de l'accord de paix, les responsables de l'ONU au Liberia et des associations de la société civile.
L'ambassadeur Parry a insisté sur la nécessité pour la communauté internationale d'accélérer le décaissement des 520 millions de dollars promis durant la conférence des donateurs sur le Liberia organisée en février dernier à New York.
"Ce qu'il nous faut faire est de nous assurer que les gens tiennent leurs promesses", a déclaré un membre du Conseil de Sécurité, ajoutant qu'une stratégie consisterait à faire usage de la "pression des pairs".
Le refus récent du Conseil de Sécurité de lever l'embargo sur les diamants et le bois de ce pays d'Afrique de l'Ouest sera au menu des questions évoquées avec M.
Bryant.
Le Conseil a décidé de prolonger cet embargo, ignorant les appels lancés par M.
Bryant et le responsable de la Mission de l'ONU au Liberia (UNMIL), Jacques Klein, pour la levée de ces restrictions.
M.
Parry a insisté sur le fait que ces sanctions ne seraient levées qu'une fois que la sécurité serait rétablie à travers tout le Liberia et après que le gouvernement de transition ait imposé son autorité sur tout le pays.
Lever les sanctions avant que ces conditions ne soient remplies pourrait entraîner une exploitation abusive des ressources comme c'était le cas sous l'ancien régime de Charles Taylor, qui se trouve actuellement en exil dans l'Etat nigérian de Calabar, indique-t-on.
Le sort de M.
Taylor est en jeu depuis que le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, soutenu par les Nations Unies, a lancé contre lui un mandat d'arrêt pour crimes de guerre.
La délégation du Conseil de Sécurité de l'ONU effectue une tournée pour encourager la paix dans la sous-région ouest- africaine en proie à des conflits.

24 juin 2004 23:55:00




xhtml CSS