Une campagne mondiale en faveur des enfants

Dakar- Sénégal (PANA) -- "Dites oui pour les enfants", est le slogan de la campagne mondiale lancée récemment par l'UNICEF en faveur des enfants.
Le chef d'orchestre de cette campagne n'est autre que le couple Nelson Mandela et Graça Machel.
Cette action intervient dans la perspective de la tenue prochaine de la Session spéciale de l'Assemblée générale des Nations Unies, à New York, du 19 au 21 septembre 2001.
Lors de ce Forum dont le secrétariat est assuré par l'UNICEF, il sera procédé à une évaluation du Sommet Mondial des Enfants de 1989.
Une plate-forme, "la promesse aux enfants", a été adoptée lors de ce sommet et devait être réalisée au cours de la décennie qui vient de s'écouler, rappelle-t-on.
Il s'agit d'évaluer la plate-forme, de tirer les leçons et de prendre d'autres engagement pour la décennie qui a commencé.
Pour la réalisation de ces actions, il est important que le maximum de décideurs notamment les chefs d'Etat fassent le voyage de New York.
Pour mettre toutes les chances de son côté, l'UNICEF a entrepris des actions de plaidoyer auprès de ces derniers.
Au Mali, l'UNICEF a un allié de taille, le président Konaré, actuel président en exercice de la CEDEAO, qui s'est engagé à convaincre ses homologues.
Par ailleurs, au cours des prochains mois, l'UNICEF entend obtenir l'engagement de tous.
Elle oeuvre pour "une coalition" autour des dix actions prioritaires suivantes : n'exclure aucun enfant, leur donner la priorité, se soucier du sort de chacun d'eux, lutter contre le VIH/SIDA, mettre fin à leur exploitation et à leur maltraitance, leur offrir une qualité d'écoute, leur garantir un enseignement, les protéger contre la guerre, protéger la planète pour eux, combattre la pauvreté et investir dans les enfants.
D'ores et déjà, les chefs traditionnels des pays de la sous- région viennent de manifester leur bonne volonté en adoptant un texte, la Convention sahélienne pour les enfants.
Les engagements individuels sont également les bienvenus et sont recueillis sur le site Internet de l'UNICEF ou directement auprès de ses bureaux.
Cependant, bien que la Convention relative aux droits des enfants ait été signée et ratifiée par l'ensemble des Etats sauf les Etats-Unis et la Somalie, elle reste, dans une large mesure, méconnue du public.
Elle réaffirme les grands principes tels que l'universalité des droits, la non-discrimination et enfin l'intérêt supérieur des enfants.
Le texte introduit un aspect novateur en insistant sur la nécessité de faire participer les enfants dans la prise des décisions qui les concernent.
Il souligne notamment que les enfants ont droit à la parole.
L'application de ce point a trouvé sa concrétisation dans la création de parlements des enfants.
"Ils n'ont pas tous les droits.
Cependant, les parents devront prendre les décisions dans l'intérêt supérieur des enfants", explique le réprésentant-résident de l'UNICEF à Bamako, Pascal Villeneuve.
Le rôle de la presse est importante dans le dispositif prévu pour la vulgarisation de la Convention, indique-t-on.
Elle se doit de rendre compte des actions entreprises en mettant un accent particulier sur le VIH/SIDA, souligner l'espoir que suscite les nombreuses initiatives entreprises pour faciliter l'accès des malades aux médicaments.
Le trafic des enfants qui est devenu préoccupant, devrait faire l'objet de reportages afin d'inciter les Etats concernés à adhérer et appliquer les traités inter-pays existants.
Les journalistes devraient enfin vulgariser la plate-forme de Libreville élaborée en février 2000 contre ce phénomène.
En somme, faire en sorte que le respect des droits des enfants devient une réalité.
La dernière étape sur le chemin de New York, reste la tenue du Forum Panafricain OUA/UNICEF au Caire du 28 au 31 mai.
Lors de cette réunion, les chefs d'Etat, les ONG, les défenseurs de la cause des enfants et les enfants eux-mêmes vont accorder leurs violons.
Ils identifieront les actions prioritaires à travers le Plate-forme commune africaine.

08 mai 2001 22:16:00




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