Une autre université sud-africaine secouée par le racisme

Le Cap, Afrique du Sud (PANA) - Quelques semaines après qu'une statue de Cecil John Rhodes, un fervent croyant au colonialisme britannique et fondateur de la Rhodésie, a été renversée à l'Université du Cap, une autre université dans la province du Western Cape est en proie à des tensions raciales.

Ce fut après qu'un conférencier blanc à la prestigieuse Université de Stellenbosch aurait envoyé un message texte à caractère raciste à un étudiant noir.

L'université a confirmé mardi que le Dr Anton Stander, un professeur de physique nucléaire, a été suspendu après qu'une plainte pour racisme a été déposée par un étudiant en sociologie, Sikhulekile Douma, qui, la semaine dernière, a reçu un message déclarant "Jou swart moer" ("Vous, bâtard noir").

Le numéro de téléphone portable aurait été retracé au professeur qui fait maintenant face à des procédures disciplinaires formelles. On ignore encore l'origine de l'altercation.

Le mois dernier, un nouveau mouvement a été lancé pour lutter contre "le racisme institutionnalisé" à l'université. Open Stellenbosch (OS) - un groupe d'étudiants, du personnel et des travailleurs du corps professoral de l'université - a mis en évidence l'exclusion raciale et la politique linguistique de l'université.

Le porte-parole d'OS, Lwazi Pakade, a déclaré que la langue actuelle exclut de nombreux étudiants en faisant la promotion de la langue Afrikaans comme moyen d'instruction.

Plusieurs universités sud-africaines sont aux prises avec des tensions liées à la race, au milieu des préoccupations liées au retard par rapport aux transformations.
-0- PANA CU/VAO/MTA/IS/SOC 05mai2015

05 mai 2015 18:36:32




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