Une affaire de pornographie à la une de la presse comorienne

Moroni- Comores (PANA) -- L'enquête en cours sur une affaire de pornographie impliquant un diplomate français et la mise en détention d'un humanitaire français pour attentat à la pudeur (pédophilie) ont retenu cette semaine l'attention de la presse comorienne.
C'est avec "des promesses de gros cachets et de visas pour la France" que ledit diplomate engageait des jeunes gens pour des activités phonographiques, croit savoir Le Matin des Comores.
Ce journal est convaincu qu'il existe bel bien un réseau d'exportation de prostituées comoriennes, comme l'aurait laissé entendre le procureur de la République, Soilih Mahamoud.
C'est un diplomate français, précédemment en poste à l'ambassade de France, Jean Francis Léon Gospodarowitcz, dit Gospo, qui serait le responsable de cette affaire, confirme Le Matin.
Selon ce journal, il s'agirait d'une filière mise en place depuis plusieurs années qui aurait permis à celles qui partaient d'être accueillies et intégrées dans des réseaux pornographiques en Europe.
Un grand hôtel comorien aurait été aménagé en fonction des besoins d'un tournage de films pornographiques, poursuit le journal, ajoutant que cette affaire révèle une "crise de valeur" que ne peut résoudre l'islamisation à outrance et l'endoctrinement.
Pour Le Matin des Comores, ce serait la conséquence à la fois de la crise économique prolongée par la crise politique et du dérèglement du cadre référentiel.
"Si les acteurs des ces agissements sont bien coupables, ils ne sont pas responsables d'une société qui semble en déperdition", poursuit le journal.
Le journal gouvernemental Al-Watwan de vendredi affirme, pour sa part, que le diplomate incriminé n'est autre que l'ex-chef du service de la coopération à l'ambassade de France.
D'après ce journal, M.
Jean Francis Léon Gospodarowitcz dit Gospo "jouait" lui-même dans des films X et organisait des orgies dans sa propre résidence privée de Mrodjou.
"Après son départ des Comores, le présumé responsable de cette opération scandaleuse y revenait régulièrement.
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Il était à Moroni en juin dernier et avait aménagé deux chambres dans un hôtel de la place pour ses parties pornographiques", poursuit Al-Watwan.
"Certains craignent à juste titre que les filles qui ont obtenu les visas n'aient été entraînées, dans leur pays d'accueil, dans des réseaux d'exploitation sexuelle ou dans des filières de films X", ajoute Al-Watwan, qui regrette l'absence de réaction de l'ambassade de France qu'il a vainement tenté de joindre.
Dans son édition de vendredi, Le Matin des Comores donne des détails sur un autre réseau pornographique et, dit-on, pédophile: celui d'Olivier Goureaux, chef de mission de Care International, qui a été placé sous mandat de dépôt cette semaine à Moroni.

19 Julho 2002 12:09:00




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