Une ONG pour le développement du e-commerce en Afrique

Paris- France (PANA) -- L'ONG SOPEL international a appelé, jeudi, à Paris, les gouvernements africains à prendre conscience de la nécessité pour l'Afrique d'être présente dans le commerce électronique plus couramment désigné par e-commerce.
"Si l'Afrique ne veut pas se laisser distancer dans le développement des échanges internationaux, il est indispensable qu'elle se mette dès à présent au commerce électronique.
Toutes les grandes entreprises du monde y ont recours, nous n'avons pas le droit d'être absent de cette nouvelle forme de commerce", a déclaré à la PANA Amath Soumaré, président de SOPEL international, une ONG spécialisée dans les Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC).
Selon lui, les producteurs africains peuvent réaliser de gains plus importants à travers le e-commerce qui entraîne la suppression des intermédiaires dont les prestations sont souvent "surfacturées".
"Le e-commerce va permettre aux producteurs et artisans africains de se passer des services des intermédiaires qui perçoivent, aujourd'hui, des sommes importantes pour des services de mise en relation d'une efficacité douteuse.
Cette suppression va rendre plus nette la valeur ajoutée des Africains dans les échanges internationaux", a ajouté le président de SOPEL.
Il a, en outre, estimé que le e-commerce va élargir le marché des producteurs africains en les aidant à avoir un accès direct à l'international où ils peuvent obtenir une rémunération plus juste de leurs produits.
"L'artisan de N'Garwa, au Cameroun, le producteur de cacao de Bouaké, en Côte d'Ivoire, et le paysan de Kolda, au Sénégal, peuvent, avec l'outil informatique, se mettre directement en rapport avec un acheteur new-yorkais.
A SOPEL, nous avons dès 1996 tenté cette expérience avec les statuettes.
Nous avions obtenu de très bons résultats.
Le e-commerce est possible avec un ordinateur et 500.
000 FCFA seulement", a assuré M.
Soumaré, contestant que l'Afrique ait pris, dans ce domaine, du retard par rapport au reste du monde.
Pour le président de SOPEL, le grand défi c'est plutôt la prise de conscience des enjeux du e-commerce par les décideurs politiques africains qui ne manifestent pas, en général, un grand enthousiasme pour les NTIC.
"Nous pouvons, à travers le e-commerce, valoriser tous les produits artisanaux de notre continent, tous nos produits de la pêche et de l'horticulture.
Notre problème n'est pas le manque de produits compétitifs pour le e-commerce, mais notre absence d'organisation qui profite aux autres.
L'ère du marché local est tournée, nous allons vers le global qui désigne le marché mondial.
Nous plaidons pour que l'Afrique soit présente à ce rendez-vous", a encore dit Amath Soumaré.
Alors qu'elle représente un vaste marché de plus de 800 millions de consommateurs, l'Afrique pèse aujourd'hui moins de 2 pour cent des échanges commerciaux internationaux, selon l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui précise que l'Afrique du Sud, le Nigeria et l'Egypte occupent une partie essentielle de ce faible pourcentage.

21 Agosto 2003 11:40:00




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