Un séminaire sur la libre circulation des personnes et des biens dans l'espace Cedeao à Bamako

Bamako, Mali (PANA) - Un séminaire de sensibilisation sur le mécanisme national de suivi de la libre circulation des véhicules de transport, des personnes et des biens dans l’espace Cedeao ouvert vendredi, se poursuivait ce lundi à l’hôtel Radisson Blu de Bamako sous la présidence du directeur de la Libre circulation et du Tourisme de la Commission de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), N’Faly Sanon et en présence du chef Section infrastructure de la Délégation de l’Union européenne au Mali, Cédric Merel et du représentant du Fmm West Africa, Marco Bordignon.

Il est organisé dans le cadre du projet « Solution à la libre circulation des personnes et à la migration en Afrique de l’Ouest » (Fmm West Africa, en anglais).

La Commission de la Cedeao entend opérer une mutation par une structuration de ses prestataires sur le terrain autour de la problématique de la circulation des personnes, de la migration et de la sécurité des Etats membres de la communauté. Elle veut aussi doter l’Afrique de l’Ouest de mécanismes opérationnels de suivi de la libre circulation des personnes et de la migration qui permettront de faciliter le passage aux frontières terrestres des personnes détenant des documents de voyage valides.

La traversée des frontières doit être plus sûre et plus sécurisée pour les migrants dont les droits et la santé seront protégés dans leurs pays de résidence. Ces mécanismes doivent identifier et prioriser des actions fortes à mettre en œuvre à court et moyen termes pour lever les entraves à la libre circulation des personnes et disposer d’information sur le mouvement des migrants.

Ils reposent sur un document de contrôle informatisé et sécurisé qui contient le manifeste électronique des passagers, les fiches de fouille de la Police, de la Douane, des Eaux et Forêts et de la Gendarmerie, officiant désormais dans les gares routières. Le document offre des avantages économiques et sécuritaires grâce à la suppression des faux de frets, la réduction des charges d’exploitation et au gain de temps, assure-t-on.

Selon la représentation de l’Union européenne au Mali, il est prévu un cofinancement du Fonds d’entretien routier et du Fonds européen de développement (Fed) dont une partie permettra de créer des emplois nécessitant peu de qualification à travers les pays. Toutefois, elle déplore la surcharge des poids-lourds qui détruit le patrimoine routier existant.

Avec une moyenne de 60% et un coût de 37 milliards de FCFA par an, cette question reste centrale dans toutes les discussions en lien avec la facilitation des transports, note-t-on.

Les actions du projet du « Fmm West Africa » sont financées par l’Union européenne et la Commission de la Cedeao.
-0- PANA GT/BEH/IBA 11avr2016
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11 avril 2016 15:10:51




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