Un responsable du CONGAD à Ziguinchor dénonce la violation des droits humains en Afrique de l'Ouest

Ziguinchor, Sénégal (PANA) - "L’Afrique de l’Ouest continue de connaitre des violations graves et massives des droits humains et du droit humanitaire dans les situations de conflits armés et des niveaux de pauvreté inacceptables essentiellement dus à l’irresponsabilité de certains gouvernements", a déclaré mercredi à Ziguinchor, principale ville du Sud du Sénégal, Ibrahima Kâ, le responsable local du Conseil des Organisations non-gouvernementales pour le développement (CONGAD).

Le militant des droits humains prenait part à la célébration de la Journée internationale de la paix, organisée par la Plate-forme des femmes pour la paix en Casamance. Ce qui est, à son avis, à la fois le résultat et la cause des conflits et de l’instabilité dans la sous-région.

"L’Afrique de l’Ouest continue de connaitre des violations graves et massives des droits humains, de graves violations du droit humanitaire dans les situations de conflits armés et des niveaux de pauvreté inacceptables dus à l’irresponsabilité de certains gouvernements. Ces situations sont à la fois le résultat et la cause de nos conflits et de l’instabilité dans la sous-région", dénonce-t-il, avant d’indiquer que la prévention de ces violations graves et massives et les situations qui les provoquent est indispensable si l’on veut garantir la paix, la sécurité et le développement de la sous-région. Ibrahima Kâ rappelle que la promotion et le respect des droits humains sont un principe fondamental de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sans lesquels il n’est pas possible d’assurer la paix, la sécurité et le développement au niveau de la sous-région. Il souligne que la Communauté devrait envisager des mesures permettant d’assurer un suivi constant des cas de violations des normes des droits humains volontairement souscrits par ses Etats membres en vertu  du Traité de la CEDEAO et de ses protocoles d’application ainsi qu’aux termes de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples.

Selon lui, quand les guerres et les conflits mettent en péril la sécurité humaine, l’accès à l’eau potable, à l’alimentation, aux services de la santé et de l’éducation, on peut difficilement parler de développement durable.

"La paix, la justice sociale et le respect des droits humains sont intimement liés au développement. L’éducation à une culture de la paix est donc plus que jamais une tâche urgente qui s’impose à nous surtout dans le cadre de la mondialisation des marchés, des conflits et de la solidarité", a-t-il soutenu.      
-0- PANA MAD/TBM/IBA 22septembre2016

22 septembre 2016 00:00:38




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