Un projet de loi révisée sur la presse à l’ordre du jour du Conseil des ministres au Burundi

Bujumbura, Burundi (PANA) - Un projet de loi portant révision de la loi no 1/15 du 9 mai 2015, régissant la presse au Burundi, figurait parmi les points à l’ordre du jour du Conseil ordinaire des ministres dirigé, mercredi, par le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, rapporte la radio publique, sans toutefois plus de précisions sur la motivation du gouvernement burundais.

D’habitude, il faut attendre un communiqué officiel pour connaître le détail des délibérations, en Conseil des ministres, au Burundi.

Le projet, soumis par le ministre des Postes, des Technologies de l’information, de la Communication et des Médias, Nestor Bankumukunzi, arrive dans un contexte marqué par la méfiance entre les pouvoirs publics et les principales organisations des professionnels des médias depuis les dernières élections tendues de 2015 au Burundi.

L’Union burundaise des journalistes (Ubj, principal syndicat du secteur) est en débandade, la plupart de ses dirigeants ayant fui le pays.

Le dernier combat de l’Ubj avait poussé le gouvernement à reculer sur certaines dispositions, jugées « liberticides », dans le projet de loi sur la presse de 2015, notamment l’obligation faite aux journalistes de révéler leurs sources d’informations, en cas de besoin.

« La protection des sources est reconnue et garantie », stipule l’article 16 de la loi, promulguée, en mai 2015, par décret présidentiel.

Le syndicat avait également réussi à obtenir un recul sur les fortes amendes qui étaient prévues, dans le projet de loi 2015, pour punir les délits de presse.

L’environnement médiatique burundais est, par ailleurs, encore marqué par la fuite à l’étranger d’au moins une centaine de journalistes professionnels, par peur pour leur sécurité, disent-ils.

D’autres ont été envoyés au chômage par la fermeture forcée et/ou la destruction physique de leurs entreprises de presse, dans la même crise burundaise.

On rappelle que le Conseil des ministres de mercredi devait encore se pencher sur un certain nombre d’autres projets ayant trait à la création d’un corps de volontaires nationaux au Burundi, d’une Commission nationale chargée de la Constitution et de la gestion du Stock alimentaire stratégique, ainsi que sur une note sur la situation de paiement des arriérés pour les immeubles loués par l’Etat.
-0- PANA FB/BEH/IBA 27sept2017

27 septembre 2017 15:13:50




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