Un plan de sécurité élaboré pour les établissements pénitentiaires au Mali

Bamako, Mali (PANA) - L’atelier sur "l'Elaboration d’un plan de sécurité type des prisons au Mali", organisé mercredi et jeudi à Bamako par la Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (DNAPES) en collaboration avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA)  et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a abouti à la mise en place d'un plan-type de sécurité pour les établissements pénitentiaires dans le pays.

Ce plan a pour vocation de servir de base juridique et procédurale pour répondre à des situations de crise en milieu pénitentiaire, telles que des perturbations causées par les détenus (mutinerie, évasion, prise d’otage), des perturbations provenant de l’extérieur (invasion, attaque), des catastrophes naturelles ou encore des épidémies et autres situations sanitaires généralisées.

Les établissements pénitentiaires et de l’éducation surveillée au Mali ne disposent pas, à ce jour, de cadre légal unique régissant les ressources humaines et matérielles, les mesures préventives aux incidents internes ou externes, ni même l’intervention des forces de défense et de sécurité en cas de tels troubles.

L’atelier a donc permis, selon ses organisateurs, d'élaborer un document consolidé et consensuel contenant notamment une liste des forces de sécurité à mobiliser en cas de crise sécuritaire et des règles en matière de commandement, de coordination et de communication à respecter en pareille situation.

Il a permis de mettre fin à plus d’une dizaine d’années de vide juridique et technique autour de cette question sur la sécurité globale en milieu carcéral.
Au Mali, plusieurs établissements pénitentiaires et d’éducation surveillée  ont connu des incidents sécuritaires plus ou moins graves ayant résulté notamment en juin 2014, au décès d’un agent pénitentiaire de la Maison centrale d’arrêt de Bamako, consécutif à l'évasion de prisonniers dont un terroriste.
Le renforcement des mesures préventives ou d’intervention en matière sécuritaire dans le milieu pénitentiaire s’impose d’autant plus que certains de ces établissements accueillent désormais des détenus très dangereux, car activement impliqués dans des actes de terrorisme.
-0- PANA GT/TBM   05mars2015

00:00:00




xhtml CSS