Un parti d'opposition dénonce l'inertie du pouvoir face aux massacres de populations civiles au Mali

Bamako, Mali (PANA) - Le Parti pour la renaissance nationale (PARENA, opposition) a exprimé
"sa profonde inquiétude devant l’escalade de la violence dans la région de Ménaka (Nord) et les massacres de populations civiles perpétrés ces derniers temps au Mali", dans un communiqué transmis vendredi à la PANA.

Le PARENA condamne ces attaques contre les populations civiles maliennes et nigériennes et dénonce l'immobilisme du président malien, Ibrahim Boubacar Kéita, face à cette situation.

"Le PARENA est préoccupé par le silence et l’inaction du président de la République face aux exactions contre les populations civiles maliennes dans les régions au nord-est et au centre du Mali",  indique ce parti dans son communiqué.

"La cote d’alerte est atteinte. L’instabilité fait des ravages. Au cours du seul mois d’avril, plus de 200 personnes ont perdu la vie au nord-est et au centre du Mali. Du 1er janvier au 31 mars 2018, au moins 316 personnes sont mortes dans notre pays, du fait de l’insécurité", se désole le PARENA, estimant que l’indifférence ne peut continuer.

"Une prise de conscience générale et un sursaut national s’imposent face à la montée de la violence, aux carnages de masse, aux affrontements inter-communautaires, à l’instrumentalisation de l’ethnie ou de la tribu et au nombre trop élevé de victimes civiles. " souligne le communiqué.
-0- PANA GT/JSG/IBA 04mai2018

04 mai 2018 11:36:40




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