Un parti d'opposition demande à Pretoria de clarifier sa position

Le Cap- Afrique du Sud (PANA) -- L'Alliance démocratique, (opposition), a appelé ce week-end le gouvernement sud-africain à clarifier sa position sur la Déclaration et le Plan d'action adoptés lors de la dernière Conférence internationale sur le racisme qui s'est tenu du 31 août au 7 septembre 2001 à Durban.
S'adressant au ministre des Affaires étrangères, Mme Nkosazana Zuma, la porte-parole du parti, Mme Dene Smuts a déclaré que son pays n'a pas eu le courage du président sénégalais Abdoulaye Wade qui, dès le départ, avait rejeté le principe de la réparation.
"Le prétexte selon lequel parce que nous avons accueilli la conférence, nous devions agir en médiateur honnête ne tient plus la route", a estimé Mme Smuts.
Selon elle, au contraire, une telle position aurait dû pousser le gouvernement sud-africain à soutenir que les accords obtenus avec grande difficulté doivent être respectés.
L'Alliance démocratique qui juge "catastrophique" le sommet de Durban, lance son appel à la suite d'informations selon lesquelles l'Afrique du Sud aurait tenté de renégocier la question de la réparation de l'esclavage avec l'Europe après que les Africains ont essayé en vain de relancer le débat par l'introduction de certaines clauses dans la déclaration du Plan d'action.
De plus, l'Afrique du Sud devrait s'inspirer de la position des Etats-Unis sur la question des réparations et sur le sionisme, selon laquelle, il est impossible de négocier une proposition irréaliste parce qu'elle n'est pas raisonnable, affirmé Mme Dene Smuts.
"La seule manière de régler ce problème est de le supprimer entièrement de la table de négociations ou de quitter la conférence", a-t-elle dit ajoutant que l'Afrique du Sud devrait à l'avenir se garder de toute tentative de prolonger des propositions indéfendables.

12 novembre 2001 11:01:00




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