Un officiel onusien met en garde le Conseil de sécurité sur l'insécurité et la violence en cours au Darfour

New York, États-Unis (PANA) – Le sous-secrétaire général de l'ONU, chargé des Opérations de maintien de la paix, Herve Ladsous, a déclaré jeudi que la situation dans la région du Darfour, au Soudan, demeure précaire et caractérisée par des affrontements intermittents, une violence inter-communautaire et une grave crise humanitaire.

M. Ladsous, qui a présenté une évaluation sobre sur la sécurité et la stabilité de la région au Conseil de sécurité de l'ONU à New York, a décrit une situation sécuritaire précaire au Darfour avec des hostilités accrues entre les forces gouvernementales et les mouvements armés et aussi des conflits "meurtriers" entre les communautés et une augmentation de la criminalité et du banditisme.

Tout cela, a-t-il déclaré, a eu un énorme impact sur les civils dans les cinq États de la région et a perturbé les efforts de la mission conjointe de l'ONU et de l'UA au Darfour, (MINUAD) pour maintenir la paix.

"Cette insécurité et les restrictions persistantes imposées par les forces gouvernementales, les mouvements armés et les groupes de miliciens, ont fait douter de la capacité de la MINUAD à remplir son mandat, particulièrement en ce qui concerne la protection des civils et constituent également une menace à la sécurité du personnel humanitaire et des Nations unies", a-t-il déclaré.

La PANA a appris que les propos de M. Ladsous accompagnent un rapport présenté au Conseil de 15 membres et présentent une perspective sombre en ce qui concerne la situation sur le terrain.

Le rapport indique un total de 55 cas enregistrés de violence et des attaques contre les civils et 16 d'entre eux auraient été commis par des milices arabes, 23 par les forces gouvernementales et les autres par des éléments armés inconnus.

"La période de reportage a continué à mettre en exergue de vives inquiétudes relatives au manque d'accès direct aux populations vulnérables qui ont besoin de protection; l'accès libre et sans entrave aux communautés demeure une vive inquiétude pour la capacité de la MINUAD à mettre en œuvre de manière efficace son mandat.

Les déclarations de M. Ladsous interviennent dans un contexte d’accusations de viols de masse de 200 femmes à Tabit, une localité située dans le Nord Darfour. La MINUAD a récemment annoncé avoir ouvert une enquête dans la zone, mais a déclaré que son équipe d'enquêteurs n'a trouvé aucune preuve confirmant ces allégations et n'a reçu aucune information relative aux prétendus actes.
-0- PANA AA/SEG/ASA/IS/SOC 04déc2014

04 ديسمبر 2014 21:41:27




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