Un nouveau rapport des Nations unies épingle les groupes armés pour torture et enlèvements

Tripoli, Libye (PANA) - Les groupes armés appartenant aux différents protagonistes ont pris des otages, pratiqué la torture et commis des disparitions forcées, notamment de civils, en particulier les femmes, a révélé un rapport du Secrétaire général élaboré par la Mission d'appui des Nations unies en Libye (UNISMIL).

Le rapport onusien précise que la pratique de l'enlèvement et de meurtre cible les individus sur la base de la famille, les affiliations tribales et les opinions politiques, pour obtenir une rançon et l'échange de prisonniers.

Le document, qui couvre la période allant du 4 avril au 21 juillet, fait référence aux récents enregistrements vidéo de médias sociaux qui montrent "les exécutions attribuées aux membres de l'armée libyenne" dirigée par le maréchal Khalifa Haftar.

Le rapport a évoqué l'exécution de dizaines de combattants et de civils en mai, lors d'une attaque coordonnée lancée sur la base aérienne à Barack, sous le contrôle de l'armée nationale libyenne.
Il a noté que certains des corps ont été retrouvés menottés, tués par un seul coup de feu, soulignant que le Conseil présidentiel a ouvert une enquête à cet égard.

Le rapport indique que lors des affrontements, le 26 mai à Tripoli, les corps de cinq gardes ont été transférés de la prison d'al-Hadhba à la morgue, à la suite de blessures par balles à la nuque, ce qui soulève des doutes sur la mise en œuvre des exécutions et fait remarquer que "la Brigade des révolutionnaires Tripoli" avait pris quelques heures avant l'incident le contrôle de la prison.

Selon le rapport du Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies élaboré par la Mission d'appui des Nations unies en Libye, les pages du réseau social ont publié cinq vidéos au cours des quatre derniers mois, filmant "des forces de l'armée nationale qui ont mené apparemment des exécutions contre des combattants présumés appartenir au "Conseil de la Choura de Benghazi", et laissé entendre qu'une demande du Bureau du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme a été formulée pour arrêter les personnes présumées impliquées dans ces incidents.
-0- PANA  BY/TBM/SOC  28août2017

28 août 2017 20:26:40




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