Un ministre sud-africain sommé de démissionner pour ses propos racistes

Le Cap, Afrique du Sud (PANA) - La Ligue des jeunes communistes sud-africains (YCL) a demandé lundi la démission du vice-ministre de l'Agriculture, de la Sylviculture et des Pêches, Pieter Mulder, précisant que le président Jacob Zuma doit le limoger, s'il refuse de quitter ses fonctions.

M. Mulder, leader du parti Freedom Front Plus,  a déclenché un tollé à l'échelle nationale, après ses commentaires à l'Assemblée nationale du Cap, selon lesquels les Noirs africains ne peuvent, ni d'un point de vue historique ni d'un point de vue juridique, revendiquer 40% de la terre sud-africaine, parce qu'ils ont émigré d'Afrique du Nord.

"Il existe des preuves suffisantes montrant qu'il n'y avait pas de peuple parlant le Bantou dans le Cap-Ouest et le Cap-Nord-ouest", a-t-il poursuivi, tout en exprimant son inquiétude de voir que le gouvernement croit aujourd'hui en la nationalisation des terres agricoles et estimant que: "le problème est lié à la manière catastrophique dont la réforme agraire est appliquée" .

Le secrétaire de YCL, Buti Manamela, a dénoncé les efforts de M. Mulder tentant de "réécrire l'histoire", en rapportant que: "cette terre a été confisquée par la violence et les massacres et finalement à travers une loi en 1913, ne laissant aux Africains que le choix de se soumettre à l'exploitation dans les industries minières".

Le président Zuma avait, à ce propos, réprimandé M. Mulder la semaine dernière, lui recommandant de traiter avec prudence la question des  terres et de s'abstenir de commentaires "imprudents" et "hostiles".
-0- PANA CU/SEG/NFB/IBA  20fev2012

20 فبراير 2012 12:55:30




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