Bucarest- Roumanie (PANA) – A la veille de son adh-ésion à l’Union européenne, la Roumanie et, en particulier la ville de Bucarest, ne peuvent s’empêcher de ressentir une certaine fierté d’être, durant une semaine, la capitale mondiale de la Francophonie, a déclaré le ministre roumain des Affaires étrangères, Mihai-Razvan Ungureanu.
S’exprimant, mardi, à la conférence ministérielle de la Francophonie, Mihai-Razvan Ungureanu s’est honoré du choix porté sur la Roumanie pour accueillir le XIème sommet de l’OIF car, selon lui, il (choix) illustre la volonté de la Francophonie de s’ouvrir chaque jour d’avantage aux pays d’Europe centrale et orientale.
"Le sommet de Bucarest ne sera pas tout à fait comme les autres puisqu’il posera les jalons d’un nouvel élan pour notre organisation qui doit se donner les moyens de ses ambitions pour atteindre les objectifs fixés par le cadre stratégique décennal", a-t-il dit.
Le chef de la diplomatie roumaine a également mis l’accent sur un des grands chantiers qui attend le monde en général et l’espace francophone en particulier, à savoir l’éducation et la formation en dépit des nombreuses éclaircies notées dans ce domaine.
"De manière générale, la Francophonie détient dans ce domaine un avantage comparatif important qui attire même des non-francophones, notamment dans le domaine de la formation supérieure.
Le sommet de Bucarest devrait donner naissance à un projet qui marquera et enrichira l’offre de formation des élites francophones pour les décennies à venir", a indiqué M.
Mihai-Razvan.
Il a souligné avec intérêt, à cet effet, la mise en place, par ce XIème sommet de l’OIF, de l’Université francophone des pays d’Europe centrale et orientale (UFECO), qui formera des élites dans le contexte européen tout en offrant aux pays du Sud une nouvelle ouverture sur le plan de la formation de haut niveau.
Selon lui, dès l’origine de ce projet, qui formera "d’ardents défenseurs" de la langue française et des valeurs francophones, la Roumanie s’est investie de "manière conséquente" pour lui donner corps parce qu’il devra bénéficier à "plusieurs décideurs de l’espace francophone".
"Nous proposerons au sommet des mesures concrètes dans le domaine de l’insertion grandissante des Nouvelles technologies de l’information au service de l’Education", a fait remarquer le ministre roumain des Affaires étrangères.