Un médecin sénégalais plaide pour l'implication des hommes dans la planification familiale

Maka Colibantang, Sénégal (PANA) – Le  Dr Niène Seck, médecin chef du district de Maka Colibantang, dans le sud-est du Sénégal, a déclaré vendredi que les facteurs culturels et les tabous sont à l’origine du faible taux de prévalence de la contraception moderne dans la localité, notant qu’il faut une implication totale des hommes pour booster la planification familiale (PF).

S’exprimant à l’occasion d’une caravane de l'offre de services gratuits en PF du cancer du col de l'utérus organisée par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et l'ONG Marie Stopes international Sénégal, il a indiqué que la région de Tambacounda enregistre le taux le plus bas du pays avec  4 pour cent de prévalence contraceptive, le taux national étant de 12, 6 pour cent, alors que le district qu’il dirige n’enregistre que 2 pour cent.

M. Seck a souligné que l’accès aux services de santé est un problème très important pour les populations et qu’il serait crucial d’impliquer toutes les communautés, estimant qu’il faut une véritable communication et la sensibilisation pour changer les mentalités et amener les gens à adhérer à la planification familiale.

Il a relevé qu'en 2012, environ 160 femmes ont volontairement avec l'accord de leurs maris accepté de choisir une méthode moderne de la PF, ajoutant que la situation s'améliore ces derniers temps avec l'appui des relais communautaires.

Pour le sous-préfet Oumar Dieng, il est extrêmement difficile de lutter contre les tabous, "les barrières culturelles et les préjugés étant les premières causes du faible taux de prévalence de la contraception moderne".

M. Dieng a estimé qu’il faut une sensibilisation des hommes si l’on veut réellement réduire la mortalité maternelle et néonatale dans la localité, soulignant que la pauvreté et l’éloignement des postes de santé sont pour la plupart les premières raisons.

-0- PANA DOU/TBM/SOC  30nov2012


30 Novembro 2012 18:52:51




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