Un général loue le rôle des mécanismes de prévention des confits en Afrique

Tripoli- Libye (PANA) -- L'Afrique détient à travers les organismes régionaux et sous-régionaux, ainsi qu'au niveau de l'Union africaine (UA) des mécanismes de prévention et de règlement des conflits qui ont permis d'éviter l'éclatement de nombreuses crises en Afrique, a affirmé mercredi soir à Tripoli un ancien général sénégalais, Lamine Cissé, devenu consultant international.
S'exprimant au cours d'un entretien avec la PANA, en marge d'un atelier organisé par la Communauté des Etats sahélo-saharienes (CEN-SAD) sur la prévention des conflits en Afrique, il a cité parmi ces mécanismes la création de forces en attente, les instruments et chartes instituant des système d'alerte précoces, ainsi que des mécanismes de gestion de conflits.
L'ancien ministre sénégalais de l'Intérieur a indiqué que malgré tout cet arsenal, des conflits éclatent dans l'espace CEN-SAD, notamment dans l'Ouest-africain où il y a beaucoup plus de confits qu'ailleurs en Afrique.
Il a souligné qu'il existe deux approches pour parer à cette situation, à savoir: mutualiser les forces et systèmes entre les organisations sous- régionales pour qu'il y ait une même synergie et une même action d'intervention dans les zones des différentes sous-régions.
La seconde approche consiste à utiliser la force pour la prévention et la gestion du dialogue, ainsi que la force du dialogue qui se résume dans la prévention par des contacts et une présence fréquente partout où il y a des indices de crise ou les prémices d'un conflit à travers l'initiation d'un dialogue permanent entre les acteurs principaux qu'ils soient nationaux, sous- régionaux ou régionaux.
Le général sénégalais a, par ailleurs, souligné la nécessité de se pencher sérieusement sur le problème des armées et des forces de défense et de sécurité des différents pays dont les rapports avec les civils sont souvent à l'origine d'instabilité dans le continent africain, affirmant que le rôle de l'armée n'est pas la gestion des affaires quotidiennes du pays mais consiste à participer au développement du pays en assurant l'intégrité nationale et à œuvrer à ce que les institutions de la nation soient renforcées.
Il a indiqué que l'armée et les forces de défense et de sécurité doivent toujours rester à la disposition des autorités politiques civiles qui gèrent le pays et qui sont élues démocratiquement.
Il a estimé que les rapports entre civils et militaires doivent être harmonieux de façon à ce que d'un côté comme de l'autre chacun s'acquitte de sa mission qui consiste pour l'armée à exécuter les ordres qu'elle reçoit des autorités civiles et ces dernières doivent donner à l'armée les moyens lui permettant d'accomplir ses tâches.
Selon ses organisateurs, l'atelier sur "L'alerte précoce dans l'optique de la prévention, la gestion et le règlement des conflits en Afrique", qui va durer trois jours, vise à présenter la philosophie de l'alerte précoce, ses structures, la gestion des informations et leurs liens avec les différents mécanismes régionaux, africains et internationaux.

26 Maio 2010 15:16:00




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