Un atelier de monitoring judiciaire à Goma (Rdc) sur les dossiers de violences sexuelles

Kinshasa,  Rd Congo (PANA)   -  Le Pnud organise mercredi et jeudi à Goma, un atelier de monitoring en faveur des autorités judiciaires de l’Ituri et des Nord et Sud Kivu pour discuter du traitement des dossiers de violences sexuelles basées sur le Genre (Vsbg), par les institutions judiciaires, a indiqué mercredi à Kinshasa, au cours du point de presse de l’Onu, Florence Marchal, coordonnatrice du groupe de communication des Nations unies.

Selon Mme Florence Marchal, 50 représentants et représentantes issus du Conseil supérieur de la magistrature, du ministère de la Justice, des différentes cours et tribunaux civils et militaires, des institutions policières et des universités congolaises prennent part à cet atelier qui s’inscrit dans le cadre du programme conjoint holistique « Tupinge Ubakaji » (luttons contre le viol), de lutte contre l’impunité, d’appui aux victimes de Vsbg et d’autonomisation des femmes à l’est de la Rd Congo depuis 2003.

Cet atelier, a-t-elle ajouté, entre  également dans le cadre du processus de transfert des compétences aux acteurs nationaux, notamment pour discuter avec les autorités judiciaires des données récoltées par les universitaires entre janvier 2014 et juin 2015.

Financé par le ministère des Affaires étrangères, Commerce et développement du Canada, cet atelier a pour objectifs de partager avec les acteurs concernés les informations recueillies sur le fonctionnement du système judiciaire dans le traitement des affaires de Vsbg; de discuter des données et des tendances au sein de carrefours thématiques tels que « déroulement, obstacles et délais au niveau des institutions policières et au niveau des Parquets civils et militaires », ou encore « le droit à un procès équitable, défis et perspectives »; et de formuler des recommandations sur la base des problèmes identifiés.

Depuis 2010, le Pnud a investi 519.000 dollars américains pour mettre en œuvre un monitoring judiciaire des cas de violences sexuelles basées sur le  genre qui permet  une observation impartiale et détaillée de la réponse judiciaire apportée aux affaires.

Cette évaluation se traduit par l’identification des points faibles du système judiciaire, mais aussi de ses bonnes pratiques et des progrès réalisés, en vue d’apporter une réponse adéquate aux cas des violences sexuelles.

-0-PANA   KON/BEH/SOC                07 octobre 2015

07 octobre 2015 16:42:26




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