Tunisie: 588 décès enregistrés à cause du SIDA

Tunis, Tunisie (PANA) - Sur 2.008 cas recensés depuis 1986, 588 personnes atteintes du virus du Sida sont décédées en Tunisie, a annoncé, vendredi, la coordinatrice du programme national de lutte contre le SIDA et les Maladies sexuellement transmissibles, Hayet Hamdouni.

Dans une déclaration en prélude à la Journée mondiale de lutte contre le SIDA elle a noté que chaque année, 100 nouveaux cas sont déclarés en Tunisie.

Mme Hamdouni a lancé un appel pour que les citoyens se rendent aux centres de dépistage dont une vingtaine ont été ouverts par le ministère de la Santé publique, qui rendent des «services gratuits et anonymes». Elle a fait valoir que plus la détection est précoce, plus les chances de guérison sont grandes.

Une campagne sera menée à cette occasion sur les places publiques et dans les moyens de transport public, pour «sensibiliser les gens et les inciter à prendre les devants».

Les hommes représentent plus du double des personnes atteintes du virus. Les modes de transmission se situent au niveau des relations sexuelles (49%), l’usage de drogue intraveineuse (23%) et par la transmission materno-foetale qui touche les enfants (5%).

Si selon les statistiques du ministère de la Santé, la prévalence de l’infection à VIH/Sida demeure « relativement faible » 0,01 pour 10.000 habitants, ce taux flambe au sein des populations à risque, soulignent les professionnels de la santé et les acteurs de la Société civile.

Ainsi, les tranches de la population affectée ayant un taux bien supérieur à la moyenne nationale sont les prostituées, les homosexuels et les toxicomanes.

La stigmatisation due à l’infection par le VIH se rajoute à la marginalisation dont elles sont déjà victimes. Ce qui peut entraver leur accès aux soins et aggraver leur insertion sociale.

Depuis 2008, une vingtaine de centres de dépistage gratuits et anonymes ont vu le jour sur tout le territoire tunisien chapeautés par le célèbre professeur Ridha Kammoun. Ces centres proposent des consultations volontaires, anonymes et gratuites pour toute personne désirant une information, un test de dépistage ou un entretien confidentiel avec un médecin.

Ces centres sont intégrés dans les structures de santé, dans certains dispensaires ou dans les consultations de Planning familial.

Selon l’hebdomadaire «L’économiste maghrébin», Tunis abritera, en novembre 2015, la 18e  Conférence internationale sur le SIDA et les MST en Afrique. Environ 10.000 visiteurs doivent participer à cet «événement d’envergure».
-0- PANA BB/IS/IBA 28nov2014

28 novembre 2014 17:16:20




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