Tunis, Tunisie (PANA) – Le Théâtre municipal de Tunis a abrité, samedi soir, la cérémonie de remise des prix Albert Londres 2011 organisée en hommage à la révolution tunisienne du 14 janvier qui a renversé le régime de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali.
Le prix de la presse écrite a été décerné au journaliste de l'Agence France Presse (AFP) Emmanuel Duparcq face à 50 autres candidats pour ses reportages au Pakistan et en Afghanistan, alors que le prix Albert Londres de l'audiovisuel a été décerné au réalisateur David André face à 35 candidats pour son film ''Une peine infinie'' sur la peine de mort en Oklahoma (Etats-Unis).
Le ministre tunisien du Commerce et du Tourisme, Mehdi Houas, le secrétaire d'Etat tunisien à l'Education, Hassen Annabi , le président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH) Mokhtar Trifi, l’universitaire et membre de l'Instance nationale indépendante pour la réforme de l'information et de la communication, Mohamed Larbi Chouikha, le représentant de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ainsi que le directeur adjoint de l'AFP, des journalistes, reporters et intellectuels français et tunisiens ont pris part à cette cérémonie.
Le président tunisien par intérim Foued Mebazaa a, auparavant reçu, samedi à Tunis, les membres du jury de l'association du "Prix Albert Londres" qui a tenu sa première réunion en Tunisie pour la remise de son prix.
Le président tunisien a souligné, à cette occasion, que cette manifestation confirme l'attachement de la Tunisie, post-révolutionnaire, au principe de la liberté et de l'indépendance de l'information et ce, dans le respect des normes internationales et de la déontologie de la profession.
M. Mebazaa a souligné que la remise de ce prix pour la première fois dans un pays arabe témoigne de l'entrée de la Tunisie dans le classement des pays qui respectent la liberté de l'information et de l'expression.
De son côté, Mme Annick Cojean, présidente de l'Association du Prix Albert Londres a souligné que les journalistes de l'Association ont suivi avec passion les évènements de ce printemps arabe et de la révolution tunisienne, ajoutant que cette liberté qui se conquiert, aujourd'hui et qui n'est jamais acquise, est en train d'éclore, nécessitant de "la travailler et de la défendre".
Elle a indiqué que la remise du prix Albert Londres en Tunisie est un geste d'amitié et de solidarité avec les journalistes tunisiens en particulier, le peuple tunisien en général.
Albert Londres, un journaliste reporter qui a donné au reportage ses titres de noblesse, est décédé le 16 mai 1932.
Portant son nom, ce prix, décerné pour la première fois en 1933, récompense chaque année le meilleur "Grand reporter de la presse écrite" et depuis 1985 le meilleur "Grand reporter de l'audiovisuel".
-0- PANA FA/BY/TBM/IBA 15mai