Trêve annoncée entre les groupes armés à Tripoli

Tripoli, Libye (PANA) - Le Comité de réconciliation composé de notables des zones de la région de l'Ouest a annoncé qu'une nouvelle trêve a été convenue qui prend effet dès la lecture de la déclaration publiée dans une vidéo, vendredi soir à Tripoli.

La déclaration porte sur des points mentionnés dans l'accord précédent, à savoir, l'entrée d'une force neutre de la région occidentale et centrale dans la capitale, Tripoli, afin de s'interposer entre les parties et obtenir suffisamment d'espace pour asseoir une zone tampon, ainsi que pour sécuriser les sites et surveiller toute violation du cessez le feu.

Dans un communiqué publié samedi, le Comité ajoute que "dans une semaine, une réunion aura lieu dans la ville de Zaouia (ouest) regroupant toutes les parties afin de convenir des arrangements de sécurité pour assurer le respect de l'État.

La déclaration a appelé les médias et les moyens de communication sociale de ne pas aggraver la situation en versant dans la rhétorique; elle permet par contre de diffuser des messages d'apaisement au sein du peuple libyen.

Par ailleurs, le ministère de l'Intérieur du gouvernement de réconciliation nationale a condamné les tentatives visant à porter atteinte à la mise en œuvre du cessez-le-feu et la violation de l'accord de trêve à travers le largage de missiles et de roquettes sur Tripoli et sa banlieue.

Dans un communiqué publié samedi, le ministère de l'Intérieur a indiqué que la violation de l'accord de cessez-le-feu a donné lieu "à l'intimidation des citoyens, causant des dégâts matériels, la destruction des biens publics et privés et la mort d'un certain nombre de personnes et des blessés civils innocents".

Le ministère a appelé la communauté internationale "à assumer ses responsabilités à l'égard de ces violations et de faire porter la responsabilité à ceux qui violent le cessez-le-feu", soulignant par ailleurs que "l'intérêt des Libyens ne concerne que les Libyens eux-mêmes, et ils doivent en prendre compte et mettre l'intérêt de la nation au-dessus des intérêts étroits et personnels".

Le communiqué a souligné que "le langage du dialogue est le seul et le plus efficace procédé pour ramener la Libye à bon port ".

Pour sa part, l'Organisation "Human Rights Watch" a demandé que tous les groupes armés dans la capitale Tripoli permettent à des centaines de civils bloqués de quitter la ville, et d'autoriser l'ouverture d'un couloir pour faire passer en toute sécurité de l'aide humanitaire et médicale, ainsi que de prendre toutes les mesures et les précautions nécessaires pour éviter et réduire au minimum les victimes civiles.

L’organisation de défense des droits de l'homme basée à New York, aux Etats-Unis, a déclaré dans un communiqué publié samedi, qu’au moins 18 civils, dont quatre enfants âgés de 6 à 15 ans, avaient été tués depuis le 26 août, lors des affrontements dans la banlieue sud de Tripoli.

Des affrontements armés, depuis dimanche à Tripoli, ont opposé le Bataillon 7 et la Brigade des Thowars de Tripoli, tous deux sous-tutelle du Conseil présidentiel, faisant 41 morts et 126 blessés.
-0- PANA BY/IS/SOC 01sept2018

01 september 2018 14:24:42




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