Togo : Nouvelle manifestation de l’opposition, le 18 octobre, contre les «manigances» de la CEDEAO

Lomé,Togo (PANA) - La coalition de 14 partis politiques du Togo qui militent pour le retour à la Constitution de 1992 va organiser, mercredi 18 octobre prochain, une manifestation pour dénoncer les «manigances» de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dans la crise qui l’oppose au pouvoir à propos des réformes institutionnelles et constitutionnelles, a appris la PANA ce mardi, à l'issue d'une conférence de presse de ces formations politiques à Lomé.

La marche, selon la coalition, va passer par les bureaux de la CEDEAO à Lomé pour exprimer à cette organisation sous-régionale «notre désaccord» face à ses prises de positions qui, selon Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, «incitent le gouvernement togolais à fixer une date pour le référendum en vue des réformes» alors que le peuple veut un retour pur et simple à la Constitution de 1992.

«Nous avons constaté que la CEDEAO incite le gouvernement à annoncer une date pour le référendum. Nous ne voulons pas qu’on nous prenne pour caution à d’autres intérêts qui ne sont pas ceux des Togolais», a martelé Adjamagbo-Johnson, ajoutant : «nous sommes déterminés à continuer la lutte».

Le 4 octobre dernier, rappelle-t-on, au moment où l’opposition manifestait pour un retour à la Constitution de 1992, la CEDEAO, l’Union africaine et le Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (UNOWAS), dans un communiqué conjoint, ont appelé le gouvernement togolais à «fixer une date pour l’organisation du référendum sur le projet de loi constitutionnelle».

Selon ce communiqué, «les trois organisations prennent acte en particulier de l'adoption du projet de loi constitutionnelle visant à modifier les articles pertinents de la Constitution togolaise. Elles observent que c'est une étape importante pour mettre le Togo en conformité avec les normes démocratiques reflétant les meilleures pratiques en Afrique de l'Ouest».

Cette position a irrité l’opposition qui n’a pas été tendre avec cette institution internationale.

«La CEDEAO, on s’en fout ! La CEDEAO ne va pas nous donner des ordres. C’est aux Togolais de décider de leur sort», a vociféré le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, au lendemain du communiqué conjoint.

Avec cette position de l’opposition face à la prise de position de la CEDEAO, l’on s’attend à un bras de fer entre l’opposition et cette organisation dont le président en exercice n’est autre que Faure Gnassingbé lui-même, et le président de la Commission de la CEDEAO, Marcel de Souza, beau-frère du Président togolais.

-0- PANA FAA/IS/SOC 10oct2017

10 octobre 2017 17:02:51




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